Edito

L’émergence de nouvelles luttes

J.B. / 5 mai 2017

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Ce dimanche, le second tour de l’élection présidentielle va clore un scrutin qui marque la fin d’un cycle. Les partis qui gouvernent la France depuis la fin de la Seconde guerre mondiale seront absents. Telle a été la décision des électeurs lors du premier tour.

À La Réunion, le résultat a été identique. De plus, dans une majorité de communes, les votants ont choisi de placer en tête du scrutin un candidat qui n’était pas soutenu par le maire en place. Dans notre île, compte-tenu du chômage massif, les municipalités sont souvent le premier employeur dans le territoire des communes. Les services municipaux fonctionnent aussi avec de nombreux précaires pour qui un emploi aidé à la mairie ou une association paramunicipale est la seule manière de sortir temporairement du chômage. Comme l’élection présidentielle ne remet pas en cause les intérêts immédiats de ces élus, la pression est moins forte que lors des municipales. Le résultat est un vote protestataire, et une forte abstention.

L’après présidentielle est aussi annoncé comme le début d’un cycle de luttes. Lors du 1er mai, les syndicats ont appelé à renforcer la lutte, quel que soit le résultat du scrutin. Du côté des partis politiques, le PCR souhaite amplifier le rassemblement pour la responsabilité. L’abstention et le vote pour des candidats qui se présentent comme anti-système soulignent une défiance à un ordre établi qui n’arrive pas à régler les problèmes. C’est la confirmation de la justesse du combat mené depuis 1959 par le PCR : la départementalisation n’est pas applicable, un nouveau cadre doit être établi.

À l’appui de cette ligne, le PCR présente des candidats aux législatives qui s’inscrivent dans la volonté de renouveler le personnel politique. Jeudi, c’était l’annonce de la candidature de Julie Pontalba dans la 1ere circonscription à Saint-Denis. Ce samedi, c’est la présentation de celle de Gilles Leperlier.

J.B.


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