Edito

L’heure du débat

Témoignages.re / 5 février 2014

Mobilisés depuis plus d’une semaine, les jeunes demandent de changer le calendrier scolaire. La rentrée en plein été pose de très nombreux problèmes. Cette décision contre-nature oblige les jeunes à aller en classe dans des salles surchauffées. Les activités en extérieures sont difficiles. Ce sont 200.000 jeunes, les agents de service et les enseignants qui doivent travailler dans des bâtiments qui ne sont pas fait pour être utilisés en pleine chaleur. Et pour cause, car traditionnellement les mois les plus chauds étaient consacrés aux vacances scolaires, comme dans les autres pays.

Lundi, le Comité technique s’est réuni. A la demande de la FSU, la question du calendrier scolaire a été examinée. Le recteur a proposé de nouvelles dates. Il est pour le report d’une semaine des prochaines rentrées scolaires. Cette concession maintient la date de retour en classe en janvier, alors que janvier et février dans leur intégralité sont les mois les plus chauds.
Hier, lors des deux rencontres avec les délégations de jeunes, le recteur n’est pas allé plus loin. Une décision est annoncée pour la fin de la semaine. Sera-t-elle une confirmation du report d’une semaine, ou bien ira-t-elle dans le sens d’une véritable prise en compte du climat et de ses conséquences ?

En tout état de cause, la question du calendrier scolaire est revenue au cœur du débat. Le contexte est nouveau, c’est celui des premiers effets du réchauffement climatique. Les périodes de chaleurs seront encore plus fréquentes. En Australie, les travaux convergent pour dire que les épisodes à plus de 40 degrés seront monnaie courante dans un futur par très éloignés.
Cela plaide donc pour un allongement bien plus important des vacances d’été. Elles étaient traditionnellement de 9 semaines. A quand ce retour à la normale ?

Par ailleurs, se pose la question de l’alignement de l’année scolaire de La Réunion sur celle de la France avec une coupure de deux mois entre deux trimestres. C’est là que se pose le débat sur la pertinence ou pas d’un début d’année scolaire au mois de mars avec les examens au mois de décembre. Cela existe déjà en Nouvelle Calédonie et en Australie, cela n’empêche pas des jeunes de ces pays de fréquenter par la suite les plus grandes universités américaines ou européennes. Alors pourquoi ne pas en discuter ?

 J.B. 


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