Edito

L’intérêt général plutôt que le gaspillage

Manuel Marchal / 22 décembre 2010

Quelques mois après le classement de La Réunion au patrimoine mondial de l’humanité, Élie Hoarau a obtenu de l’Union européenne des moyens supplémentaires pour valoriser notre biodiversité. C’était la première fois que le Parlement européen pouvait voter un budget. Cet événement historique a été marqué par la concrétisation d’une démarche lancée dans l’Outre-mer : la création d’une ligne budgétaire pour financer les opérations de protection et de valorisation de la biodiversité.

Cette mesure intervient quelques jours après que l’UICN ait annoncé que 30% de la flore est menacée dans notre île. Des mesures urgentes de préservation doivent être prises.
Cela confirme le fait que la protection et la valorisation de notre environnement est un gisement d’emplois pour notre pays. Avec le classement de la zone centrale du Parc national au Patrimoine mondial, c’est désormais une responsabilité des Réunionnais pour le monde.

Car préserver tout ce trésor demande une attention de tous les instants. C’est ce que rappelle la catastrophe écologique de l’incendie qui a ravagé pendant deux semaines les hauts de l’Ouest.
Dans ce contexte, il est tout de même incroyable qu’une collectivité ayant la possibilité d’attribuer des emplois liés à l’environnement décide de les affecter en dehors de cet intérêt général.
Cela démontre bien qu’en ce début de 21ème siècle, il existe encore des élus qui agissent sans se préoccuper de l’intérêt de leur pays. Heureusement que d’autres élus sont là pour porter au plus haut nos revendications et les concrétiser.

M.M.


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