Edito

L’urgence, acte 2

J.B. / 11 août 2012

Nous écrivions, hier, qu’il y avait urgence à agir, car « il ne se passe pas de semaine sans qu’une information ne vienne confirmer l’état de catastrophe sociale dans lequel se trouve la société réunionnaise ». Voici, une nouvelle illustration avec la situation dans les entreprises réunionnaises.

D’après les présidents des Chambres de métiers et de commerces, les entreprises sont endettées. Dans l’immédiat, ils appellent donc à un gel des dettes des entreprises ainsi que la suspension des poursuites engagées par les organismes sociaux. Ils demandent la mise en place d’un moratoire qui permet un étalement de la dette dans le temps.

Plus globalement, ils appellent à l’adoption d’une nouvelle loi d’orientation qui puisse venir en aide aux entreprises par un plan d’apurement de la moitié des dettes sociales et fiscales sur un délai de 8 ans. Ils souhaitent recueillir 10.000 signatures pour soutenir leur revendication auprès du gouvernement et du chef de l’État. Les deux présidents lancent un véritable SOS pour tenter de sauver une économie sinistrée.

Il faut reconnaître aux deux présidents une certaine franchise devant une situation qui s’est terriblement dégradée. Leurs interventions sonnent comme un véritable réquisitoire contre les gouvernements précédents et parlementaires réunionnais qui ont toujours caché la vérité sur la crise structurelle que connaît La Réunion. Ils ont même qualifié certaines zones franches « d’hérésies » ! Qui a fait la promotion de « ces hérésies » ? Et quand, en plus, l’économie s’effondre sous l’action d’autres élus qui ont cassé des chantiers importants et déjà ficelés, les entreprises ne sont plus des remparts.

Souhaitons qu’ils aient plus de chance avec les députés actuels, plutôt très silencieux à mesure que les signes d’aggravation sociale apparaissent.

J.B.


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