Edito

La campagne électorale présidentielle est lancée

J.B. / 20 septembre 2014

Hier, Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il sera candidat aux prochaines présidentielles qui auront lieu seulement en 2017. Depuis un moment, tous les médias ne parlaient que de lui. Pourquoi tant de précipitation ? Lui, le battu de 2008, pourquoi remet-il le couvert. Entre temps, il y aura les Départementales et Régionales. Aussi, ces élections intermédiaires seront plombées par l’échéance plus lointaine. Pourra-t-on éviter les amalgames ?

Le premier ministre Valls a annoncé lors de son discours à l’Assemblée Nationale que les élections départementales auront bien lieu en mars 2015 ; les Régionales se tiendront en fin d’année, en décembre. Tout le monde s’attendait à la tenue des 2 échéances conjointement, comme annoncé. Cette déconnexion entre les 2 scrutins est une décision qui a surpris plus d’une personne car les autorités avaient prévu de voter en décembre 2015. Une loi de réforme institutionnelle devait même être votée.

Faut-il voir dans l’annonce précipitée de candidatures présidentielles un signe sur l’état de délabrement de l’exécutif ? Probablement les états-majors anticipent-ils une aggravation de la situation politique et ne veulent pas en être surpris. Après cette candidature de Sarkozy, nul doute que d’autres annonces vont ponctuer la vie politique. Dès lors, les scrutins intermédiaires risquent d’être totalement inaudibles.

Pour éviter l’amalgame, le débat politique sera centré sur l’essentiel : la faillite du gouvernement et ses conséquences. Pour La Réunion, la question portera sur la nécessité de miser sur une perspective palpable.


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