Edito

La Chine réaffirme son amitié avec Madagascar

J.B. / 8 mars 2014

Quelques semaines après les élections à Madagascar, Zhang Ming, le vice-ministre chinois des Affaires étrangères est venu dans la Grande île en visite officielle, du 27 février au 3 mars. Pendant son séjour, il a rencontré Hery Rajaonarimampianina, le nouveau président de Madagascar.

Au terme de cette visite, la Chine a publié un communiqué dans lequel elle précise quelques points. Tout d’abord, elle souligne que depuis l’établissement de relations diplomatiques en 1972, les échanges amicaux et la coopération entre les deux pays n’ont jamais cessé, même pendant les changements de situation politique à Madagascar au cours de ces dernières années.

La future première puissance économique mondiale affirme que Madagascar est à un nouveau point de départ de son développement. De nouvelles opportunités s’ouvrent pour les relations sino-malgaches. La Chine souhaite joindre ses efforts pour promouvoir la coopération bilatérale dans tous les domaines, et l’accélération du développement des relations entre les deux pays, pour le plus grand bénéfice des deux peuples.

Pour sa part, Madagascar salue chaleureusement la visite du ministre chinois pour la conclusion du processus de la Transition. La Grande ïle remercie la Chine pour son aide et son amitié sincère de longue date. Madagascar souhaite le renforcement de la coopération, notamment dans l’agriculture, l’énergie et les infrastructures. En conclusion, les investisseurs chinois sont les bienvenus.

Moins de trois mois après l’élection d’un nouveau président, la Chine est là. Il est clair que si Madagascar arrive à la stabilité politique, ce pays va se développer. Dans une trentaine d’années, il comptera 50 millions d’habitants. Quelle langue parleront-ils ? Aujourd’hui, le français est toujours présent. Mais la moitié des Malgaches de dans 30 ans ne sont pas encore nés. La Chine est venue rappeler qu’elle a toujours été présente aux côtés des Malgaches. Les Canadiens sont déjà installés, le décollage d’une puissance économique peuplée de 50 millions d’habitants se prépare.

Si La Réunion ne s’intègre pas dans ce mouvement, elle risque bien de tomber dans l’isolement tandis que l’espace francophone de l’océan Indien ne sera plus qu’un souvenir. Cette question avait été posée au Sénat lors du débat du 26 février. Comme réponse, Victorin Lurel a fait la promotion d’un marché commun entre La Réunion et Mayotte ! Etrange proposition d’un ministre de la République au moment où la Chine réaffirme son amitié avec Madagascar…

 J.B.  


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