Edito

La classe politique s’agite beaucoup sur le sujet des jeunes et des femmes

J.B. / 19 mars 2012

Quand la bourgeoisie d’un pays a tiré le maximum de profit de la société dans laquelle elle opère, elle n’arrive plus à se renouveler. Elle cherche alors à inventer des débats qui poussent à de nouvelles divisions de la société afin d’éviter de débattre de la vraie question : le changement.
Quel changement ? Pour qui ? Par qui ? C’était écrit sur la banderole qui ornait le fond de scène à Sainte-Suzanne, le 19 février, et à Saint-Paul, samedi, lors de la refondation de la section de Saint-Paul. Dans les 2 évènements, les orateurs ont présenté le projet du PCR pour le changement, d’une part, et ceux qui vont porter le changement, d’autre part. Naturellement, il signifie à contrario qui n’est pas habilité ou inapte à le porter.

Automatiquement, les médias choisissent leur camp.

Le correspondant du "JIR" dans l’Ouest se distingue par ses écrits comme un adversaire acharné du PCR, n’hésitant pas à soustraire à ses lecteurs la lettre personnelle de celui qui est depuis 5 ans est le suppléant de la députée de la circonscription de l’Ouest. Cette lettre aurait pu être une bonne contribution au débat politique sur la deuxième circonscription et aussi sur la manière dont une députée traite son suppléant masculin depuis 5 ans. La parité est-elle à sens unique ?

Pourquoi cet ostracisme ? Pourquoi escamoter le débat ? A-t-il peur que les gens voient les tâches sur une image qu’il souhaite immaculée ? Pourquoi préjuge-t-il de la réaction de ses propres lecteurs ? Les lecteurs du "JIR" n’auront-ils jamais le droit de connaître le contenu de cette lettre ? Quels pêchés ont-ils commis pour obtenir un tel traitement, de la part de ce journaliste et politique ?

Or, ce garçon peut être classé dans la catégorie « jeune », vu son âge. Pour tout observateur impartial, il a le même comportement que beaucoup de ses confrères qui ont sévi au "JIR" depuis 6 décennies et qui ont été les adversaires les plus acharnés contre les idées du PCR, voire contre de simples droits fondamentaux : liberté d’expression, liberté d’opinion, liberté de vote, liberté religieuse, respect de la culture et de l’identité, égalité sociale au lieu de la parité, etc.
Ainsi, l’âge ne change rien. Il défend sa classe sociale et il est complice de tous les adversaires du PCR. Vu sur une distance d’un demi-siècle passé et compte tenu des victoires idéologiques du PCR sur ses adversaires, son comportement donne au PCR et à son combat une note actuelle très encourageante à poursuivre dans le même sens.

Quand les contradictions atteignent des sommets, des personnes qui combattaient jusque-là aux côtés du peuple se réfugient dans des postures individuelles et se retournent contre leur propre organisation. Elles rejoignent ainsi le camp d’en face. Si le jeune journaliste du "JIR" est logique avec ses convictions, le soutien qu’il apporte aux autres détermine désormais les frontières de la nouvelle solidarité de classe anti-PCR. Dans ces conditions, l’âge et le sexe ne sont que des masques.

J.B.


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