Edito

La crise des réfugiés doit renforcer la solidarité

J.B. / 19 septembre 2016

Cette semaine, de nombreux chefs d’État et de gouvernement sont attendus à l’ONU pour l’Assemblée générale des Nations Unies à partir de mardi. Aujourd’hui, à la veille de cette rencontre de haut niveau, l’ONU organise le Sommet des Nations Unies sur les réfugiés et les migrants. Le monde connaît en effet sa plus grande crise dans ce domaine depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

L’ONU dénombre 244 millions de migrants dans le monde. Plus de 65 millions de personnes sont déplacées de force, dont la moitié sont des enfants, et 86 % d’entre eux ont trouvé refuge dans des pays en développement. Selon le Secrétaire général de l’ONU, les solutions de réinstallation offertes aux déplacés sont bien trop limitées. En 2015, on a dénombré près d’un million de personnes en attente de réinstallation. Seules un peu plus de 100.000 d’entre elles ont vu leur demande satisfaite.

« Si les choses sont faites intelligemment, les réfugiés et les migrants peuvent devenir des atouts, pour leur pays adoptif comme pour leur patrie d’origine. C’est un fait avéré et un point positif qu’il ne faudra pas perdre de vue lors des débats », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui poursuit : « Nous sommes tous, et je dis bien tous, sur le même bateau. En attisant les peurs, en accablant ’les autres’, en stigmatisant les minorités, nous allons droit au naufrage collectif (…) les dirigeants avisés l’ont compris, nous devons au contraire nous efforcer de sauver tout le monde, de tirer le meilleur parti des efforts de chacun et de diriger notre navire vers une destination commune : un avenir de possibilités, pour tous, dans la dignité ».

Le changement climatique est aujourd’hui à l’origine de grandes catastrophes, comme la sécheresse qui sévit à Madagascar et qui menace de famine plus d’un million de personnes. Mais il amènera des migrations encore plus importantes qu’aujourd’hui. Des millions de personnes devront émigrer car elles ne pourront plus vivre sur leurs terres à cause de la montée des eaux, ou de la sécheresse. La solution ne se trouvera pas dans la construction de barrières.


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