Edito

La fierté d’être communistes réunionnais : combat pour la dignité

J.B. / 8 février 2012

On a tendance à parler de la crise économique et sociale mais on oublie souvent la crise des valeurs. Les élections de Sainte-Suzanne ont révélé la profondeur de la crise morale et démocratique dans la société réunionnaise. Et, le rôle courageux du PCR.

Nous vivons dans une société de consommation et de médiatisation à outrance. Jamais, les opinions n’ont été aussi libres et diverses. Les vecteurs de propagation de l’information se sont multipliés, transformant de bienveillantes neutralités en propagandes bien distillées.

L’exemple typique est l’émission politique du jeudi 26 janvier sur Télékréol, animée par Yves Montrouge du JIR et Jismy Ramoudou. Sous les bonnes intentions se cachait la volonté d’accorder aux adversaires de Maurice Gironcel un moyen de se rattraper à 3 jours du vote. Comme Maurice ne pouvait pas se libérer à ce moment-là, les animateurs ont utilisé les 10 minutes qui lui étaient imparties à dénoncer le PCR, Paul Vergès et notre candidat. Ils auraient pu constater son absence et puis tant pis pour lui s’il n’était pas là !

Sous le sceau de libertés et d’indépendances, ces 2 journalistes ont utilisé leurs médias pour mener une lutte systématique contre la position du PCR et de son candidat durant des semaines. On aurait cru qu’ils étaient candidats eux-mêmes. Au final, ils ont été défaits à plate couture. Vont-ils assumer un minimum d’excuse ? Comment ont-ils réussi à entraîner leur direction et rédaction dans un chemin glissant de l’apologie anti-démocratique et amorale ?
Cette élection a été provoquée par le PCR pour faire respecter des principes : la parole donnée et la solidarité. Cette décision n’a rien d’électoraliste puisque tous les observateurs avaient dit que la direction du PCR jouait gros dans cette affaire. La justice est rendue « au nom du peuple ». Comme la sanction enlève à l’un des siens les mandats qu’il a reçus du « peuple », alors il faut faire appel au « peuple » pour trancher le débat. Le peuple est souverain et personne ne peut remettre en cause sa décision.

Sauf à faire l’apologie de la fraude et de la dictature qui dénaturent l’expression de « peuple », il n’y avait pas d’autres façons de contester une injustice aussi flagrante qui a consisté à enlever la légitimité populaire de Maurice. La suite : c’est une question de solidarité qui signe la fracture entre ceux qui sont d’accord avec ces valeurs fondamentales et les autres. Cette décision a révélé en fait la profondeur de l’hypocrisie des donneurs de leçons de tous poils. Ils ont été déstabilisés car ce sont des communistes réunionnais qui appellent au respect des valeurs démocratiques. Nos adversaires politiques ont fini par sombrer dans la fange anti-démocratique et amorale.
C’est dans des moments comme ceux-là qu’on mesure le combat de nos aînés pour le respect de la dignité du Réunionnais. Si le respect de la dignité d’un Réunionnais doit passer par une élection alors il n’y a pas à hésiter ! Qui avait peur de la confiance du peuple ?

J.B.


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