Edito

La jeunesse n’est pas un label

J.B. / 13 juillet 2011

Certains tentent de croire qu’il suffit d’être né plus tard pour être porteur de toutes les qualités. Pourtant, il existe des jeunes progressistes, tout comme il existe de jeunes réactionnaires. Ce n’est pas parce que ces derniers sont âgés de moins de 50 ans qu’ils échappent aux vieux démons et aux vieilles méthodes car un réactionnaire reste toujours tourné vers le passé.
Didier Robert est l’exemple de ce type de personnage.

À l’Assemblée nationale en tant que député, puis en tant que président du Conseil régional, il mène une politique qui met en difficulté la jeunesse. Et ces maîtres de Paris le chargent de faire le sale boulot : maintenir les jeunes à l’écart, les faire taire.
En juillet 2009, les assistants d’éducation sont sous la menace de perdre leur emploi à cause des décisions prises par le parti de Didier Robert. Le premier ministre, François Fillon, vient à La Réunion. Ces jeunes veulent lui parler. Didier Robert va alors vers les assistants d’éducation. Il leur promet monts et merveilles en échange de leur silence au moment où passe François Fillon. Le premier ministre repart en France, les assistants d’éducation sont licenciés quelques semaines plus tard.

En janvier 2010, le président de la République vient en visite au Tampon. Didier Robert était le maire. Des jeunes étaient invités à l’inauguration du Parc des palmiers. Mais au moment d’entrer, ils sont bloqués par des policiers qui disent en substance : pas de syndicaliste. Ces jeunes ont en effet comme "tort" d’être membres de l’UNL. Ils demandent à Didier Robert d’intervenir pour que cesse ce scandale. Le "jeune" maire ne lève pas le petit doigt, et les jeunes seront escortés sous bonne garde dans un hangar le temps que Nicolas Sarkozy salue le "travail" de son ami Didier Robert.

Quelques mois plus tard, Didier Robert est élu président de la Région. Rapidement, il est face à une revendication de jeunes. Des enseignants viennent camper dans le hall de la Région. Pendant des jours, Didier Robert va passer devant, faire des sourires, mais il ne règle pas le problème. Pire encore, à la veille de la visite de la ministre de l’Outre-mer, il négocie leur départ du hall de la Région en échange d’une rencontre avec la ministre. Cette rencontre a lieu finalement entre deux marches d’escalier au moment où la ministre arrive. En moins d’une minute, elle dit qu’ils n’auront rien. Didier Robert a fait le travail : manipuler des jeunes pour que ses patrons de Paris n’aient pas à les entendre.
Car pendant ce temps, les problèmes s’aggravent à cause de cette politique.

C’est donc tout à l’honneur de l’AJFER de se mobiliser et de proposer des solutions pour cette politique. Le Festival qui commence est un des moyens pour les jeunes de s’exprimer, et de dire comment il est possible de sortir de cette crise.

J.B.


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