Edito

La lutte des planteurs s’étend à la Guadeloupe

J.B. / 10 juin 2017

JPEG - 13.7 ko

La bataille menée par les planteurs pour leur survie à La Réunion a un retentissement bien au-delà de notre île. À la suite de la lettre ouverte de Gélita Hoarau adressée le 29 mai au ministre de l’Agriculture, les planteurs ont reçu le soutien de la Confédération paysanne et de syndicats des Antilles dans un communiqué diffusé le 1er juin. Ces syndicats soutiennent des revendications du PCR et des planteurs, notamment la hausse du prix de la canne à sucre et « la mise en place d’un groupe de travail et de propositions sur l’avenir de la filière canne sucre, comme cela avait été le cas pour la betterave ».

Aux Antilles, du fait de l’inversion des saisons, le sucre issu de la dernière récolte de canne à sucre n’est pas concernée par la fin des quotas. C’est à partir de la prochaine coupe que les planteurs antillais seront confrontés au même problème que leurs camarades de La Réunion. C’est pourquoi ils ont commencé également à se mobiliser. Jeudi, le syndicat UPG (Union des producteurs agricoles de la Guadeloupe) appelait à un rassemblement aux Abymes. Voici le contenu de leur tract :

« Face à l’assassinat de la filière Canne. Réagissons !
Planteurs de Guadeloupe,
Cherche-t-on à en finir avec la filière canne en Guadeloupe !
Plusieurs décisions prises ces derniers temps, ainsi que d’autres indicateurs le prouvent :
La garantie de prix dû par l’Etat est payée actuellement à 82 % Qu’en est il des 18 % restant à payer aussitôt la récolte terminée !!!!!!
Quand serons-nous payés ?
Où en est le paiement de l’aide à la replantation 2014, 2015
Où en est le rapport Berlizot (la révision de la formule de la richesse).
Bref, la conjugaison de l’ensemble de ces éléments concourt au même objectif : faire disparaître la filière canne en décourageant les planteurs.
Planteurs de Guadeloupe, nous devons réagir pour riposter dans l’action de masse.
Mobilisons-nous !
Pour exiger immédiatement notre dû !!! »

La bataille des planteurs s’étend à la Guadeloupe. Les planteurs ont un objectif commun, leur survie. Le conflit dans la filière réunionnaise est donc attentivement suivi dans l’autre hémisphère. C’est une convergence des luttes qui est en train de s’opérer.


Kanalreunion.com