Edito

La manœuvre de Alamélou se retourne contre lui

J.B. / 22 décembre 2012

Daniel Alamélou est un être déterminé qui ne se gêne pas de manipuler l’opinion afin d’assouvir ses ambitions démesurées de pouvoir. Il commence à être démasqué.

Il était voué à une brillante carrière politique favorisée par Maurice Gironcel et la section communiste de Sainte-Suzanne. Pour des raisons que tous observateurs honnêtes ignorent, Maurice est victime de peines d’inéligibilité alors qu’il est un  « homme honnête, intègre, qui ne s’est jamais enrichi » , selon les paroles mêmes d’un magistrat. À l’issue de cette surprenante décision, des engagements sont pris de faire fonctionner la Mairie par un tandem intérimaire : Pausé-Alamélou, en attendant le retour du maire Gironcel ; Alamélou sera même élu conseiller général. C’est à ce moment que le pouvoir lui monte à la tête au point de trahir sa parole. Le peuple de Sainte-Suzanne ne lui pardonnera pas sa trahison et lui infligera une défaite, en février 2012.

Mais l’homme n’est pas un démocrate et il fera tout pour bloquer la représentation de Sainte-Suzanne à SIDÉLEC et au SPANC, 2 organismes qu’il présidait en tant qu’élu de la commune.

Dans le premier cas, il obtiendra la démission de l’élu représentant la commune de Saint-Leu et sa désignation au Conseil saint-leusien pour le remplacer. Du jamais vu dans une démocratie. Cette présidence « étonne » , fait jaser et pose le problème des liens réels ou supposés avec des intérêts saint-leusiens. L’avenir le dira.

Dans le cas du SPANC, il s’était imposé comme le « monsieur le président du SPANC », depuis qu’il a été désigné comme délégué de la CINOR au sein de l’organisme, en 2008. Il aime jouer le patron ! Et, pour bien montrer que la loi n’est pas faite pour lui, on retrouve le dénommé François Imazoute, sous le coup de plaintes pour corruption, embauché au SPANC, avec des responsabilités qui le met à nouveau en position de « décider ».

L’individu venait d’être remercié à la mairie de Saint-André après avoir été embauché sur de fausse capacité technique. Il y a 2 semaines, le tribunal vient de requérir contre l’ami technicien supérieur de Alamélou une peine de 3 ans de prison ferme pour corruption qu’il a reconnue en partie. Or, il y a 2 ans, l’intéressé avait déjà été condamné à 130.000 euros d’amende pour détournement de fonds dans un Temple de Saint-André. Cette amitié étonne.

Au SPANC, Alamélou s’était distingué par la négociation avec un fermier pour faire payer la population le contrôle des fosses septiques à 200 euros la visite. Mais maintenant qu’il n’est plus au SPANC, il fait porter à la CINOR, et à son nouveau délégué au SPANC, la responsabilité de cette redevance. La manipulation est grossière. Mais, le mal est déjà fait. L’opinion est en « pétard ». Le communiqué des 3 maires de la CINOR met un coup d’arrêt à la manœuvre, mais il faut s’attendre à d’autres manifestations du même calibre de la part de cet homme dont seule l’avidité du pouvoir semble commander les actes.

J.B.


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