Edito

La ministre marocaine de l’Environnement réclame « une justice climatique ».

J.B. / 27 mars 2015

Dans une interview exclusive pour Acteurs publics Africa, Hakima El Haité, ministre déléguée chargée de l’Environnement du Maroc, qui a participé, le 24 mars, au colloque d’Expertise France “Coopérer pour répondre au défi climatique”, a accordé une interview à Acteurs publics Africa au cours duquel elle détaille la politique “verte” du royaume et analyse les défis climatiques pour l’Afrique et l’ensemble de la planète.

Déjà, l’an dernier, elle avait prononcé un discours au nom du Royaume du Maroc, lors du segment de haut niveau de la 20e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui s’est tenue à Lima au Pérou. On peut lire sur le site du ministère qu’elle « avait présenté la contribution du Maroc pour participer à l’effort international de lutte contre les changements climatiques. Elle a ainsi passé en revue les progrès réalisés en matière de renforcement du cadre institutionnel et juridique suite à l’adoption de la loi cadre portant Charte Nationale de l’Environnement et du Développement Durable ainsi que les stratégies ambitieuses en matière d’adaptation et d’atténuation dans le domaine de l’énergie, de l’eau, des déchets, du transport, etc.

En rappelant la vulnérabilité du Maroc face aux changements climatiques, comme en témoigne les dernières inondations qui ont provoqué d’importants dégâts humains et matériels, la Ministre déléguée chargée de l’Environnement a appelé la communauté internationale à un traitement équilibré entre l’adaptation et l’atténuation.

Elle a également souligné la nécessité de convenir d’un Accord international fondé sur les principes de développement durable et de la justice climatique et qui permet une différenciation claire entre les engagements d’atténuation des pays développés et les actions volontaires des pays en développement qui devront être appuyées en termes de financement, de renforcement des capacités et de transfert de technologies.

La Ministre déléguée chargée de l’Environnement, a conclu sa déclaration par l’annonce officielle de la candidature du Maroc pour abriter la 22e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, qui aura lieu en décembre 2016.

Par ailleurs, les efforts du Maroc en matière de lutte contre les changements climatiques viennent encore une fois d’être reconnus à l’échelle internationale. A cet effet, le dernier classement de 2014 du Climate Change Performance Index a placé le Maroc au 9e rang mondial gagnant ainsi 6 places par rapport à 2013 »

Voilà un exemple d’acteur politique responsable face à des phénomènes dont nous ignorons les caractéristiques mais que l’on sait dévastateurs. Il n’y a qu’à La Réunion où un acteur politique (la Région) va construire une route en mer, avec la complicité du gouvernement socialiste français.


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