Edito

La population veut le changement

J.B. / 14 mai 2012

Depuis mars 2010, l’UMP placé à la tête de la Région a eu les pleins pouvoirs pour tout démolir. La conséquence, c’est une hausse du chômage sans précédent dans notre pays, et la casse de tout ce qui pouvait servir à relancer l’économie. Les 22 avril et 6 mai, la population a donné son opinion : elle a donné la majorité absolue au candidat du changement dès le premier tour et lui a accordé plus de 71% de ses suffrages au second tour. C’est une lourde défaite pour le démolisseur Didier Robert. Le représentant de Sarkozy à La Réunion a vu son candidat faire moins de 30% au second tour, après avoir été sanctionné par le score le plus faible réalisé par un président sortant au premier tour : moins de 18%.

Le succès de François Hollande à La Réunion s’explique en particulier parce qu’il est le porteur d’un engagement. Le Parti Communiste Réunionnais lui a adressé ses propositions pour le développement du pays. Le 26 mars, le candidat a donné son accord sur l’essentiel et il est venu à La Réunion le 1er avril pour dire son soutien à des mesures concrètes comme l’autonomie énergétique et alimentaire, la construction du tram-train, une politique de l’emploi adaptée notamment. L’accord entre le PCR et un candidat à la présidentielle s’est alors transformé en contrat entre le futur président de la République et la population, ce qui a ensuite donné le succès que chacun a pu constater à l’élection présidentielle.

Maintenant que la première étape du changement a été réalisée avec l’élection d’un président en phase avec les grands projets de développement de notre pays, arrive le moment de passer à l’application concrète de ce programme. Pour cela, il est essentiel que La Réunion soit représentée par un maximum de députés qui porteront le contrat particulier entre le chef de l’État investi demain et la population.

C’est précisément ce qui fait peur à tous ceux qui veulent éviter le changement à tout prix. Alors au moment décisif, les masques tombent et les adversaires du peuple se révèlent. Ce n’est pas un fait nouveau, cela a existé à chaque époque de changement. Il y eut ceux qui se sont révélés comme des partisans farouches de l’esclavagisme. Puis, il y eut ceux qui se sont levés contre l’abolition du statut colonial alors même qu’ils se disaient progressistes au prétexte que cela allait coûter trop cher à la France. Puis, il y eut ceux qui se sont opposés à la marche vers l’égalité sociale parce qu’ils n’avaient rien à y gagner.
Ces combats d’arrière-garde continuent encore à La Réunion. C’est ce qui est arrivé hier dans une salle de cinéma à Saint-Paul avec la création d’un mouvement contre le PCR. C’est bien le prolongement d’une logique qui s’est manifestée lors des sénatoriales de septembre, puis lors des municipales partielles de Sainte-Suzanne en janvier dernier : tenter d’affaiblir le seul parti capable de créer les conditions du changement à La Réunion. Mais comme à Sainte-Suzanne, et comme à la présidentielle, la population saura faire entendre sa voix, car elle veut le changement, et elle sait qu’avec le PCR le changement est possible.

J.B.


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