Edito

La présidentielle bouleversera les schémas des législatives

J.B. / 19 avril 2017

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À quatre jours du scrutin, c’est l’incertitude. Les instituts de sondage placent quatre candidats en position de se qualifier pour le second tour. C’est du jamais vu pour une élection de président de la République.

Force est de constater une tendance qui s’est déjà observée dans d’autres pays européens : le refus de confier à nouveau des responsabilités à des partis qui se succèdent au pouvoir. Ainsi, Benoît Hamon, candidat du parti du président sortant, est placé bien loin dans les sondages. Pour la première fois depuis sa création en 1971, le candidat du Parti socialiste pourrait se situer en-dessous de 10 % au premier tour, une catastrophe électorale bien plus conséquente que celle qui avait vu Lionel Jospin arriver en 3e position derrière Le Pen en 2002.

Du côté du parti Les Républicains, la situation est aussi inquiétante. Voici 4 mois à la conclusion de la primaire de la droite, l’élection présidentielle apparaissait imperdable pour le principal parti d’opposition. Mais la campagne électorale a fait glisser le candidat Fillon en dehors des deux premières places dans les enquêtes d’opinion.

La présence des candidats des partis de l’alternance en France au second tour de l’élection présidentielle est donc loin d’être acquise. C’est un bouleversement considérable. Si cela se vérifie dimanche, tout sera remis en cause pour les législatives.

Cette éventualité n’empêche pas certains dirigeants politiques à La Réunion de continuer à fonctionner dans la logique du bloc contre bloc, pour une soi-disant union de la gauche d’un côté, et de l’autre une bien hypothétique plate-forme de la droite. Or, c’est justement cette logique qui pourrait bien être sanctionnée par les électeurs dimanche qui proposeraient alors un second tour complètement inédit à la présidentielle, sans les sortants et les principaux opposants.

À La Réunion, le niveau de la crise sociale est bien plus élevé qu’en France. Il a forcément un impact dans le domaine politique. Cela s’est reflété notamment dans l’abstention majoritaire aux élections régionales. Ce scrutin avait pourtant été à l’origine d’un important battage médiatique qui avait commencé un an auparavant. Les Réunionnais étaient donc bien au courant de ce scrutin et des candidats, mais ils ont choisi de rejeter ce vote en majorité. La campagne des législatives a déjà commencé à La Réunion, mais elle s’organise selon un schéma en passe d’être remis en cause. Le PCR propose une autre grille d’analyse : répondre aux préoccupations de la population. Autrement dit, le candidat du PCR, c’est le projet qui permettra de changer de cadre pour espérer régler les problèmes du chômage, de la pauvreté, du mal-logement, de la vie chère et de l’illettrisme. Cela suppose de dépasser la logique de blocs importée de France et qui n’a pas permis de répondre aux problèmes de la population, pour se rassembler en ayant comme préoccupation l’avenir du pays dans la responsabilité des Réunionnais.

J.B.



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  • Merci pour ces infos, ainsi, grâce à la Technologie, aux hologrammes, on a pu voir la Réunion bien participer hier soir. en espérant que la suite soit bonne, et que l’on parle aussi des transports ici car ils génèrent de la pollution,avec une grose majorité de diésels qui créés des micro particules cancérigènes pour nos poumons, des bouchons, du bruit que le train pourrait réduire tout en faisant créer des emplois utiles, durables. A quand une réalisation ? Bonne fin de semaine historique quelle que soient les résultats dimanche prochain, osons. Arthur.

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  • Bonjour Arthur,que je ne connais pas et que je salue.

    Ton commentaire, quelque soit ta position, qu’importe pour ou contre, a déjà à mes yeux sa valeur d’exister.

    Comme on ne sait jamais tout sur tout, on essaye, on s’exprime, on (se)questionne et on aimerait, pour ceux qui ne font pas fonction d’écriture journalistique, romanesque, politique ou autre, voir de temps en temps des compléments d’informations de la part du, ou tout autre, journal ou lecteur.

    A force d’aucune action ou réaction le "comment - taire" finit par nous faire taire. quel dommage, quelle tristesse, quel gaspillage.

    C’est par les commentaires que le combat continue à éloigner l’ignorance, à installer la prise de conscience et faire de la connaissance notre intelligence.

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