Edito

La recherche de profits responsable de catastrophes environnementales

J.B. / 21 février 2017

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La semaine dernière, deux phénomènes climatiques extrêmes ont été meurtriers. Au Mozambique, le cyclone Dineo a provoqué la mort de 7 personnes et a laissé derrière lui 650.000 sinistrés. Au même moment, la Californie était frappée par une tempête qui est à l’origine de la mort de 4 personnes. Ceci rappelle que ce genre de phénomène peut indistinctement frapper n’importe où dans le monde. Même les pays les plus riches ne sont pas de taille à garantir une protection suffisante à leur population. Dans les pays en développement, chaque catastrophe de ce genre est un défi considérable à relever, car elle touche des États qui doivent faire face à une forte croissance de leur population et toutes les conséquences que cela entraîne.

Depuis de nombreuses années, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme. Ils soulignent que le changement climatique peut amplifier l’intensité de ces tempêtes. Les observations indiquent que le réchauffement de l’atmosphère s’est brutalement accéléré à la suite de la Révolution industrielle. Cette période qui a commencé au milieu du 19e siècle a vu la généralisation d’industries qui ont eu recours au charbon puis au pétrole pour augmenter les profits. Ce modèle s’est généralisé dans le monde. Aujourd’hui, ce sont les pays en développement qui hébergent la majorité de ces industries. La Chine est ainsi devenue l’atelier du monde. L’Inde veut rejoindre son voisin dans ce domaine en faisant la promotion du Make in India.

L’extension du modèle capitaliste reposant sur l’utilisation massive du pétrole et du charbon n’est pas sans conséquence pour l’environnement. Outre les effets à moyen-terme sur l’atmosphère, il est à l’origine de catastrophes industrielles chèrement payées par les travailleurs. En Chine, pour satisfaire la demande des consommateurs occidentaux en produits à bas prix, les mines de charbon se sont multipliées pour faire face aux besoins urgents en énergie. Et c’est aujourd’hui au tour des Chinois de connaître les accidents de mine meurtriers qui faisaient la « une » de l’actualité en Europe au début du 20e siècle. L’exploitation du sous-sol entraîne aussi une fragilisation des fondations des maisons. L’aménagement du territoire est remis en cause.

Ces faits montrent une nouvelle fois l’impasse dangereuse vers laquelle mène le modèle capitalisme. Non seulement, il épuise les ressources humaines, mais en plus il fragilise le sol. La COP21 a marqué une prise de conscience mondiale. Il importe qu’elle se concrétise désormais par des mesures concrètes à l’échelle de la planète afin que les peuples du monde aient véritablement les moyens de s’engager sur le chemin d’une nouvelle civilisation.


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