Edito

La Réunion : que de crimes sont commis en ton nom !

J.B. / 27 septembre 2012

La politique énergétique, le traitement des eaux et des déchets relèvent de la décision des maires qui n’hésitent pas à taxer lourdement les foyers Réunionnais. Derrière les décideurs se trouvent quasiment les mêmes grands groupes et leurs filiales qui présentent la facture et se partagent un énorme gâteau, depuis longtemps.

La Réunion était autosuffisante en énergie électrique avant que ne s’installe EDF qui a phagocyté l’EER (Eau et Électricité de La Réunion). Dès ce moment, toute la politique énergétique était orientée par cet opérateur. Les élus étaient priés d’accepter. Il va sans dire qu’EDF fit appel à l’achat d’énergie fossile, comme le fuel, puisque son partenaire privilégié n’est autre que Total ! Aujourd’hui, EDF contrôle tout puisqu’il participe à l’instruction des dossiers des autres investisseurs qui souhaitent produire de l’énergie. Ne serait-ce que pour donner son aval au raccordement. Il y a manifestement conflit d’intérêts.

L’énorme équipement thermique en baie de La Possession montre comment l’opinion est manipulée alors que l’objectif mondial est de diminuer ou supprimer les sources de production de CO2. L’usine hydraulique de Sainte-Rose déverse dans la mer quotidiennement 500.000 M3 d’eau de montagne. Pour cette société, c’est normal et elle ne considère pas cela comme un crime.
Et, on apprend qu’elle s’intéresse maintenant au traitement des déchets, à travers de l’une de ses nombreuses filiales. Elle n’a que faire du Développement Durable et propose la construction d’un incinérateur. Toute une mise en scène est organisée pour conduire les élus à adopter le système controversé.

Si on peut dénoncer la mainmise d’un opérateur, on ne peut que regretter la légèreté des élus qui s’engagent dans une voie que l’histoire du Développement Durable a déjà condamnée ! Le pire, c’est lorsque les acteurs reprennent en chœur le refrain sur la nouvelle technologie sensée diminuer le rejet de la dioxine dans l’atmosphère. Vous avez bien lu : il ne s’agit pas d’éradiquer !
Or, il existe des technologies où il n’y a pas de dégagement du CO2 dans l’atmosphère. Pourquoi, les pouvoirs publics n’ont jamais consulté ces systèmes et rencontré les promoteurs de ces nouvelles technologies ? Pourquoi seule la filiale d’EDF est pressentie pour obtenir le marché ? Ce serait bien que l’État mette un frein à ce scandale, car derrière il y a encore un chapelet de propositions.

J.B.


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