Edito

La triste fin d’un Président démolisseur

Témoignages.re / 25 janvier 2012

Tous les médias ont rapporté les propos qu’aurait prononcés Nicolas Sarkozy sur son attitude en cas d’échec dans 3 mois, à l’élection présidentielle. « En cas d’échec, j’arrête la politique. Oui, c’est une certitude ». Il aurait même ajouté : « de toute façon, je suis au bout ».

Pour un homme qui s’est donné l’image d’un « hyper président », c’est quand même un peu surprenant. On se rappelle que le premier ministre avait même argué de ses hautes capacités de travail pour justifier l’importante augmentation d’indemnité qu’il s’est octroyée, en 2007.

Surprenant aussi que cela soit rendu public au lendemain de l’intervention de François Hollande. A-t-il jugé la riposte de l’UMP et de ses amis molle ? A-t-il souhaité créer un électrochoc dans son camp pour qu’ils se bougent les fesses ? Il aurait ajouté : « dans tous les cas, pour la première fois de ma vie, je suis confronté à la fin de ma carrière ». Or, il n’a que 57 ans.

Si aucun démenti n’est venu de l’Elysée, cela laisserait entendre que c’est bien l’état d’esprit du moment de celui qui rêvait encore récemment devenir président de l’Union européenne ou de l’Union de la Méditerranée.
Cela devait passer par l’élimination de Kadhafi et la destruction de la Libye. Il en était fier comme un coq ! Un seul soldat afghan lui a rappelé les limites de sa puissance militaire. En tuant 4 instructeurs de l’armée française, il a touché Sarkozy au moral.

Il n’a plus de solution susceptible de tromper le peuple. Il sait qu’il devra répondre aux promesses non tenues en 2007 et qu’il devra assumer le bilan catastrophique, sans pouvoir offrir des perspectives crédibles. On attend toujours ses explications sur la perte du triple A.

Son départ va réjouir la majorité des Réunionnais qui avaient voté contre lui, en 2007. La leçon n’a pas servi car il a participé avec son ami Didier Robert à la casse des projets déjà signés par la Région : Tram-Train, énergie, MCUR, etc. Et, on apprend que son ami veut aussi supprimer les avions A380 configurés à 840 places par Airbus pour les besoins de La Réunion.

Après lui, il faudra préparer le départ de Didier Robert et réduire les capacités de nuisance de Vergoz, sans lequel l’UMP n’aurait jamais été à la Région pour organiser la destruction de notre économie. Pour l’heure, réjouissons-nous de la triste fin d’un président de la République et président de l’UMP démolisseur.

J.B.


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