Edito

Le 21 juin ce ne sera pas la fête pour tout le monde

J.B. / 21 juin 2012

C’est en effet le 21 juin 1982 que Jack Lang instaure une journée symbolique pour la promotion de toutes les musiques sous le thème « faites de la musique ». Cela est devenu une véritable institution qui s’est propagée dans beaucoup de pays sur la planète. Cette année, la 31e édition est célébrée un peu partout dans l’île, sous l’égide des municipalités. Différents programmes sont proposés à la population, depuis ce week-end.

Ce ne sera pas la fête à la SGM, chez REP et les enseignants.

À la SGM, société de manutention, les travailleurs ont eu recours à la grève pour exiger de la direction de l’entreprise une augmentation de salaire de 4%. cela dure depuis une dizaine de jours et les conséquences se font déjà sentir sur le trafic de bateaux et des marchandises. Le préfet a fait appel à la commission de conciliation pour rapprocher les points de vue.

Chez REP, l’intransigeance patronale a conduit à la suspension des négociations. Des agents grévistes réclament une augmentation salariale de 80 euros alors que le patron bloque sec sur 25 euros. Or, la chaîne de commerce REP fait partie du puissant groupe de distribution, Hayot, le patron de Carrefour, de Mr Bricolage, du groupe Renault, des magasins de pièces automobiles BPA, des magasins la Brioche Doré, de la chaîne photographie « photo surf », de plusieurs magasins de papeterie dont Papeco, etc. Dire qu’il ne peut pas payer 80 euros, c’est de la mauvaise foi.

Enfin, les enseignants ont participé à une grève en protestation au ralentissement des propositions concrètes. Ils apprennent que le gouvernement n’a octroyé que « 15 postes, une pistache, quoi... ». Cela commence très mal, car le gouvernement socialiste incarne le changement. Les syndicats ont élevé une vive protestation. Nos camarades Gélita Hoarau, Gilles Leperlier, Patricia Coutandy et Julie Pontalba qui étaient sur place pour soutenir les grévistes ont appelé à plus de considération envers notre population et des jeunes diplômés en quête d’emplois.

Ces mouvements revendicatifs montrent que le mouvement social se bat pour l’amélioration de ses conditions de travail : voilà pourquoi ce n’est pas la fête pour tous.

J.B.


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