Edito

Le combat de Copenhague
va continuer

LB / 18 décembre 2009

Aujourd’hui, les regards du monde entier seront tournés vers Copenhague, capitale du Danemark en Europe du Nord, où seront prises les décisions du plus grand forum de l’Histoire universelle, sur une question cruciale pour la survie de l’humanité. Comme il ne sert à rien de rester les bras croisés en disant qu’on n’en "attend rien", ni d’avoir l’illusion de la solution parfaite et définitive d’ici ce soir, essayons plutôt d’analyser la situation afin de nous préparer aux annonces et réfléchir à ce qu’il faudra faire ensuite.
D’ores et déjà, il est évident que les représentants de tous les États de la planète ne vont pas se mettre d’accord pour déclencher un "grand soir révolutionnaire", avec l’abolition du système capitaliste et le remplacement immédiat de cette barbarie par une civilisation plus humaine. Les multiples répressions des mouvements contestataires et les carences de ce Sommet mondial sur le climat, en termes de démocratie, en illustrent ses côtés négatifs.

Côté positif, il y a tout de même le fait qu’une telle rencontre internationale ait pu avoir lieu pour la première fois sur un sujet aussi préoccupant, avec autant de participants : experts, organisations non gouvernementales, décideurs politiques etc. Et jamais autant de manifestations populaires n’ont eu lieu à ce sujet en même temps dans le monde entier et sur place pendant le Sommet pour exiger des décideurs des mesures adaptées à la situation.
À l’image de la montée de la température sur la planète, la prise de conscience de ce danger s’élève, au point que même quelqu’un comme Nicolas Sarkozy a lancé mercredi une sévère mise en garde à tous ses collègues chefs d’État avant de se rendre à Copenhague. Il a souligné l’énorme responsabilité que devront assumer ceux qui n’accepteront pas les solutions préconisées par l’ONU.

On saura donc aujourd’hui quelle sera la réponse concrète apportée par les dirigeants de la planète à l’appel au secours lancé par les peuples du monde. On en mesurera les avancées et les insuffisances.
En tout cas, Paul Vergès a déjà lancé un avertissement à ce sujet dans l’entretien donné à linfo.re et publié hier dans "Témoignages" : « La connaissance que nous avons du péril place aujourd’hui chacun devant ses responsabilités ». Cela veut dire, entre autres, que demain, à La Réunion et dans le monde, le combat de Copenhague va continuer.

L. B.


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