Edito

Le Conseil Politique du PCR se tient en pleine dégradation de la situation sociale

J.B. / 6 septembre 2013

Demain, samedi se tiendra la deuxième session du Conseil Politique du PCR issu du 8e Congrès de la reconstruction, qui a eu lieu quasiment, il y a deux mois à Sainte-Suzanne. Les participants auront à débattre de la situation politique globale et déterminer les tâches des prochains jours.

La situation est toujours inquiétante au niveau mondial, où le taux de croissance économique a été revu à la baisse. Les pays riches se redressent : légèrement aux États-Unis, pas assez au Japon et presque pas du tout en Europe. Les pays émergents sont tous en régression, malgré une croissance positive. L’ensemble est très instable et pourrait sombrer dans la catastrophe, si la guerre civile en Syrie prenait des proportions mondiales, impliquant lourdement et massivement de grandes puissances membres du Conseil de Sécurité. Le Secrétaire général de l’ONU a bien senti l’enjeu pour la communauté internationale de montrer son impuissance, si les USA et la France décidaient d’intervenir en contournant le Conseil. Les problèmes économiques concrets à large spectre devraient ramener tout le monde à la raison lors de la rencontre des 20 pays les plus riches de la planète en Russie. Tous les participants y sont déjà, en particulier Obama qui a été accueilli par Poutine.

La France ne pourra pas escamoter les débats sur les problèmes concrets de la vie sous couvert d’engagement en Syrie. Le débat sur les retraites, la baisse des dépenses publiques et l’augmentation des prélèvements vont dominer les semaines à venir. Les parlementaires n’échapperont pas au bilan de leur action à l’approche des municipales qui arrivent à grands pas. Les grandes manœuvres sont engagées pour construire des alliances. Mais, le pouvoir en place sera confronté à la confiance que l’électorat a placée en Hollande, à la dernière présidentielle, et les conséquences directes de sa politique sur les conditions sociales des Français. Grande est la déception de n’avoir pas vu le « changement, maintenant ».

Cette déception est encore plus grande à La Réunion. L’INSEE a publié les indicateurs sociaux et conclu à la démonstration que La Réunion est un « Département hors norme ». Derrière l’élégante formule se cachent des hommes, des femmes et des enfants en souffrance extrême. Une semaine après, c’est la CODEFI qui annonce que les entreprises doivent 860 millions de dettes sociales au 1er juillet 2013. À ce rythme, elles atteindront un milliard à la fin de l’année. Des milliers d’entrepreneurs ne sont plus couverts par une assurance maladie. Seuls les fonctionnaires indexés et les entreprises monopolistiques sortent du lot.

À la lueur de la dégradation sociale, chacun prendra ses responsabilités. Et, les communistes, les leurs. À un moment, il faut décider s’il ne faut pas mettre fin au piège du soutien inconditionnel ou systématique.

J.B.


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