Edito

Le FMI demande d’augmenter les impôts des riches, le gouvernement fait le contraire

J.B. / 17 octobre 2017

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Le projet de Budget 2018 du gouvernement prévoit d’importantes réductions d’impôts pour les plus riches. Plus le patrimoine est important, plus les réductions sont fortes. Or, le FMI, qu’il est difficile de suspecter d’une quelconque sympathie pour les communistes, vient contredire l’orientation du gouvernement. Voici ce que rapporte un article de « 20 minutes » :

« C’est une prise de position qui a de quoi surprendre. Pointant les inégalités croissantes dans la répartition des richesses, le Fonds monétaire international (FMI) a déclaré ce mercredi qu’il fallait davantage taxer les plus fortunés pour favoriser la croissance.

« La plupart des pays développés ont été le théâtre d’un creusement notable des inégalités de revenus principalement causé par l’augmentation des revenus de marché du 1 % des plus riches », notent les experts du FMI dans la dernière édition du « Moniteur des finances publiques » dévoilée mercredi.

« Une hausse des taux d’imposition les plus élevés ne ferait pas de mal à la croissance »

L’institution monétaire, dirigée par Christine Lagarde, a donc lancé « un ferme avertissement aux dirigeants politiques. En réduisant les impôts des riches, les gouvernements risquent de saper la croissance économique ».

La présidente du FMI a toutefois assuré que cette proposition s’adressait principalement aux économies avancées, qui ont réduit les impôts sur les plus riches et sur les sociétés ces dernières années. Dans ces pays, « une hausse des taux d’imposition les plus élevés ne ferait pas de mal à la croissance », a-t-elle précisé. »

Cette prise de position souligne que la croissance des inégalités met en danger le modèle dominant. Le FMI se sent donc obligé d’intervenir pour tenter de rappeler à l’ordre ceux qui font passer avant tout l’intérêt de la classe des plus riches. Il appelle donc à les faire contribuer davantage. C’est tout le contraire de l’orientation choisie par ce gouvernement.

J.B.