Edito

Le hub de Maurice se renforce, La Réunion condamnée à regarder ?

J.B. / 27 octobre 2015

Outre l’arrivée de trois nouvelles compagnies européennes et de Turkish Airlines, Maurice annonce un partenariat avec Singapore Airlines qui fera de Maurice la plate-forme d’échanges entre l’Afrique et l’Asie.

Dans son édition d’hier, le quotidien mauricien l’Express annonce l’arrivée imminente de nouvelles compagnies aériennes dans le ciel de Maurice.
C’est tout d’abord la compagnie autrichienne Austrian Airlines qui se posera une fois par semaine à partir de vendredi. Le 10 décembre, c’est la Lufthansa qui inaugurera une ligne entre Francfort et Plaisance. Le 15 décembre, Turkish Airlines commencera à exploiter une ligne Istanbul-Maurice, à raison de trois vols par semaine.
À partir du 6 mai, une compagnie low cost allemande, Eurowings, lancera une desserte hebdomadaire. Les avions arriveront tous les vendredi à 6h55 pour redécoller 1h30 plus tard.

À ces annonces s’ajoute l’ouverture d’une ligne assurée par Air Mauritius vers Singapour à partir du 12 mars. C’est un partenariat avec Singapore Airlines. La compagnie de la cité-État amènera sur sa plate-forme des Asiatiques qui veulent voyager dans notre région et en Afrique australe, et Air Mauritius assurera la liaison entre le hub de Singapore Airlines et l’île Maurice.
Ces nouvelles confirment le développement de Maurice en tant que plate-forme stratégique se situant entre l’Afrique et l’Asie. À cela s’ajoute le partenariat entretenu de longue date entre Maurice et l’Inde, qui aura pour conséquence de faire de Maurice un hub du rayonnement de l’Inde dans la région.
Ces démarches rappellent que nos voisins ne sont pas en retard pour prendre le train de la mondialisation. Ils prennent les devants et s’affirment comme le point de passage obligé entre l’Afrique et l’Asie.

Ceci fait mesurer tout le temps perdu au cours des cinq dernières années avec Didier Robert à la tête de la Région Réunion. Au lieu de poursuivre la politique de co-développement lancée avec succès par Paul Vergès, il a choisi d’enfermer La Réunion dans une stratégie à courte vue : les îles Vanille.
Pendant que la fréquentation touristique continuait de progresser chez nos voisins, elle a reculé à La Réunion. Le renforcement du hub de Maurice va encore accentuer la tendance à moins qu’à La Réunion, ce soit la rupture avec cette politique de l’échec.



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Messages






  • Il est clair que notre voisine sait mieux s’y prendre que nous. Le concept des îles vanille ne fonctionne pas, du moins pas pour La Réunion, et en métropole personne n’en entend parler, je doute que ce soit le cas ailleurs.
    L’île Maurice qui est encore méprisée par certains réunionnais car plus pauvre (en apparence) est bien plus indépendante, téméraire et innovante que nous dans bien des domaines. Le point faible de La Réunion, et c’est encore et toujours le même, c’est que nous continuons à nous focaliser sur le marché métropolitain et européen au lieu de nous concentrer sur notre région.
    Il est évident que Didier Robert n’a pas assez exploité la coopération régionale durant son quinquennat, coopération qui est pourtant vitale pour notre île et sur laquelle nous devrions porter toute notre attention.

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