Edito

Le PCR défend les intérêts réunionnais

J.B. / 1er mars 2016

Deux événements doivent attirer l’attention de nos lecteurs : la COI et le Salon de l’Agriculture. Dans les deux cas, cela concerne La Réunion et son avenir. Le PCR est en pôle position sur ces dossiers.

La tenue du Conseil des Ministres de la COI à Saint Denis a été l’occasion d’étaler la nouveauté neo-coloniale française. Un débat a eu lieu avant d’ouvrir la COI à La Réunion et aux Comores. Il fallait définir la place et le rôle de la France dans ce regroupement régional fondé par Madagascar, Maurice et les Seychelles. La France n’étant pas riveraine de ces Etats, un compromis a été trouvé pour permettre à La Réunion (au statut départemental) de participer pleinement aux activités de la COI. Le concept France (Reunion) est né de ce compromis. Au fil du temps, la confrontation idéologique sur la forme a tourné à la présence totale de la France. Ainsi dans la Déclaration finale de Moroni, en présence de Francois Hollande, le nom de La Réunion n’est pas du tout cité. Lors des JIOI, la Charte des Jeux est bafouée par l’intrusion du ministre français des Sports. Enfin, le Ministre français Vallini prend la présidence de la COI à la place de La Réunion. Et pour bien notifier le mépris des Réunionnais, on a loué un hôtel pour la cérémonie alors qu’il existe suffisamment de structures publiques capables d’accueillir ce genre de manifestation. Le mépris neo-colonial ne connaît pas la crise budgétaire.

Au Salon de l’Agriculture, le Président de la République ainsi que son Premier ministre ont été chahutés par les professionnels qui se sentent trahis. Les images ont fait le tour de la planète. Les excuses publiques du principal syndicat des agriculteurs envers le Président n’ont pas changé d’une virgule la réalité cruelle que vivent les manifestants. Beaucoup de Réunionnais assistent en ce moment à ce Salon. Ceux qui sont restés ont vu les reportages. Ils savent tous maintenant ce qui les attend au tournant de 2017, dans un an, lorsque les quotas sucriers et les prix garantis auront vécu.

Gageons que le moment venu ils se rappelleront qu’un seul parti politique, le PCR, les a maintenus constamment en alerte, et a porté haut le drapeau de la solidarité réunionnaise. Dans le registre de la COI, c’est toujours le PCR, avec vaillance, qui dénonce le mépris colonial et démasque les complices de l’exclusion de La Réunion et des Réunionnais.


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