Edito

Le PCR : un parti responsable

J.B. / 25 août 2012

Cette semaine, une information est venue troubler les habitudes des décideurs du monde entier : l’humanité a épuisé ses capacités de consommation énergétique depuis le 22 août. "Témoignages" a rapporté les propos du GFN (Global Footprint Network) qui étudie le phénomène depuis 2003 : « En à peine 8 mois, nous avons utilisé les ressources naturelles renouvelables et la capacité de séquestration de CO2 que la planète peut durablement supporter cette année ». Ce qui veut dire que désormais, et pour le reste de l’année, nous vivons à « crédit ».

Par comparaison, en l’an 2000, cette date ultime avait été constatée au 1er novembre et en 2005, ce fut le 20 octobre. Chaque année, la durée de « consommation » se réduit provocant un effet d’accélération que la nature est impossible de compenser dans le temps imparti. Dès lors, le phénomène nouveau est le cumul du « crédit » d’une année sur l’autre qui donne de l’ampleur au mouvement d’ensemble.

Pour tout responsable politique, c’est l’information la plus importante, mais elle n’est pas vécue comme urgente par le citoyen lambda. Or, rien n’est plus urgent que de traiter des problèmes importants, car cela demande du temps et de l’anticipation. Tout retard pris ne se rattrapera pas.

Ce week-end, les partis politiques en France ont commencé leur "université d’été" consacrée à la réflexion politique. Au-delà, du rituel inévitable, il sera intéressant de voir la place qu’ils accorderont à cette information essentielle. La société actuelle et son mode de fonctionnement sont voués à l’échec. La situation appelle une autre politique qui articule l’immédiat dans une vision d’avenir que sous-tend une nouvelle conscience.

Dans ce débat, le PCR, comme d’habitude, a montré la voie.

J.B.


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