Edito

Le sens de la solidarité individuelle et collective

LB / 12 octobre 2009

Samedi soir, au restaurant "Le Pavillon d’Or" de Saint-Denis, un dîner-dansant a été organisé par l’association Réunion Moelle Espoir, présidée par la journaliste de RFO Claudette Vaïtilingom, pour financer des actions en faveur du don de la moelle osseuse. Ce genre de don est parfois le seul moyen de sauver certaines personnes souffrant d’une grave maladie comme la leucémie et il y a encore un gros effort à mener afin que les Réunionnais s’inscrivent sur le registre des donneurs « pour donner un maximum de chances aux malades en attente de greffe ».
Ce dimanche, à l’Hermitage, a été célébrée la Journée Réunionnaise du Rein par des organismes ou associations comme l’AURAR, dirigée par l’adjointe au maire de Saint-Paul Marie-Rose Gras, la Coordination des prélèvements d’organes et de tissus, l’Amicale de Loisirs et d’Entraide des Insuffisants Rénaux. Une action pour inviter le maximum de Réunionnais à participer à cette démarche souvent vitale qu’est le don d’organes.

Si "Témoignages" attire l’attention sur ces deux événements, c’est d’abord pour apporter son soutien aux personnes physiques et morales qui s’impliquent dans de telles actions au service des autres. Car il est important de développer cette solidarité individuelle qui permet d’assurer la survie d’un corps malade.
Mais nous voudrions également faire un lien entre la solidarité individuellle et la solidarité collective. En effet, lorsqu’un corps social est malade, souffrant de fratures et de déchirures dues à la course au profit, y a-t-il un autre remède qu’une solidarité globale qui remet en cause ce système socio-économique cancéreux ?

Quand un milliard d’êtres humains souffrent de la faim et qu’une minorité accumule des richesses, la survie de l’humanité est-elle possible ? Quand plus de la moitié des Réunionnais doivent survivre sous le seuil de pauvreté et que d’autres s’en mettent plein les poches, notre société est-elle viable ?
Autant les dons de sang, de moelle osseuse et d’organes sont pour chacun d’entre nous un devoir prioritaire pour guérir des personnes malades, autant la mise en œuvre d’une gouvernance démocratique et solidaire est une priorité au plan mondial comme au niveau réunionnais. Un même état d’esprit, une urgence, des valeurs à enseigner partout, le respect du principe d’égalité : tel est le sens commun de la solidarité individuelle et collective.

L. B.


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