Edito

Leçons grecques à l’attention des élus du futur

J.B. / 7 juillet 2015

Les Grecs ont montré leur détermination à vouloir participer à l’avenir de leur pays. Massivement. La participation au référendum est montée à 62 %. Ce qui donne une forte légitimité à la victoire du NON. Les créanciers sont prévenus. Vont-ils en tenir compte ou alors continuer à spéculer sur la tête des Grecs ?

Les jours qui viennent seront décisifs. Ce qui apparaissait impossibles ces derniers temps pourrait être dépassé car aucun créancier ne peut ignorer le poids de l’opinion dans cette affaire. Le Premier ministre et son ministre des Finances ont placé la barre très haute. Désormais les créanciers vont devoir négocier dos face au mur du référendum. En filigrane, cet échec des Européens ravi Moscou qui compte les points en ce moment mais attend inévitablement des rebondissements.

En effet, cette situation grecque a relégué l’Ukraine en second plan. Cela ne veut pas dire qu’il ne se passe rien mais les maîtres de ce monde continuent à manipuler les médias. Désormais, tout est orienté sur les troubles en Arménie, membre de UEEA (Union économique eurasiatique), dont l’assemblée aura lieu à Oufa les 8 et 9 juillet. C’est la dernière tentative des Occidentaux pour jeter le trouble sur la tenue des rencontres de Oufa qui verra le monde du futur en plein développement. A Oufa, il n’y aura aucun officiel occidental, aucun Américain, aucun Canadien. Encore moins de Japonais.

Enfin, difficile, également, pour la BCE de faire croire qu’elle ait pu acheter pour 1100 milliards de dettes pourries (les fameux QE, quantitative easing) et ne faire aucun geste vis-à-vis d’un pays membre en difficulté.

La pression est donc totale sur le dos des dirigeants de l’Union européenne. Ils auront en tête la proposition faite à Tsipras, lors de sa dernière visite en Russie. Les représentants grecs ont montré jusqu’ici a quoi servait un pouvoir que le peuple vous a confié.


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