Edito

Les Corses interpellent le chef de l’État

Témoignages.re / 7 octobre 2013

L’année 2013 a été particulièrement meurtrière en Corse. A ce jour, 17 personnes sont déjà mortes, tombées sous les balles d’individus bien déterminés. Si les caractéristiques de ces actes volontaires semblent relever de règlement de compte, le président de République a pris conscience que c’est le fondement même de la République qui était déstabilisé. Les problèmes sont plus profonds qu’on ne le croit.

Au lieu d’exhiber les muscles de la répression qui ne mène nulle part, il a décidé de plonger dans l’Histoire pour saluer le rôle de la Corse et des Corses dans la Libération de la France lors de la Seconde Guerre mondiale. Le geste a été salué positivement comme une volonté de trouver une voie nouvelle au traitement des relations entre la Corse et le Continent.

Les élus de l’Assemblée territoriale en ont profité pour présenter des revendications politiques quasi à l’unanimité. Leur recommandation comporte les points suivants : l’inscription de la Corse dans la Constitution comme pour les Régions d’Outre-mer, la collégialité de la langue corse et du français et la propriété foncière. Le président qui a été destinataire d’une délibération en ce sens a souligné qu’il s’agissait d’un choix démocratiquement exprimé et qu’il était obligé d’en tenir compte. Il a annoncé que le gouvernement s’en occupera.

La démarche des élus corses devrait interpeller les élus réunionnais. Ici, tous les éléments sont plus graves qu’en Corse. Par contre, les élus sont plus préoccupés par des élections municipales que par l’avenir du pays.

 J.B. 


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