Edito

Les dates symboliques de l’Appel de l’Ermitage

J.B. / 20 mars 2013

L’Appel de l’Ermitage engage la lutte pour l’abolition de l’extrême pauvreté comme on a aboli l’esclavage. Hier, le mouvement a atteint un degré de sensibilisation supérieure avec la présence des personnes victimes de la grande pauvreté devant la Préfecture. C’est un pas de plus dans la volonté des organisateurs de sortir les gens de l’ignorance et les conduire à prendre leur responsabilité.

C’est en analysant les cas d’extrême pauvreté à La Réunion que les signataires de l’Appel de l’Ermitage avaient convenu des actions à entreprendre. Deux dates avaient été retenues : le 20 décembre et le 19 mars. Pourquoi ?

A la veille du 20 décembre 2012, une rencontre a eu lieu pour finaliser un texte qui servira de plate-forme de lutte. L’appel de l’Ermitage proclame l’abolition de l’extrême pauvreté. La date du 18 décembre fut choisie pour symboliser l’idée de l’abolition et pour évoquer les actions à entreprendre dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement.

L’autre date c’est le 19 mars, elle sert de référence. Une délégation s’est rendue à la préfecture remettre un courrier à l’attention du Président de la Répubique. En choisissant ce mode d’action, elle conditionnait le besoin réunionnais.

Le 20 décembre et le 19 mars sont deux dates symboliques qui posent le problème de l’égalité entre les citoyens. C’est pour cela que l’action de ce 19 mars rappelle que 67 ans après la loi de l’égalité, des citoyens vivent avec 4 ou 5 euros par jour. C’est inadmissible.

J.B.


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