Edito

Les émeutes de Ferguson : le miroir de Obama

J.B. / 27 novembre 2014

La ville de Ferguson aux États Unis s’est embrasée à nouveau. Des dizaines d’autres villes ont suivi le mouvement. Le New York Times faisait état de demande de renfort policier par les autorités locales qui sont dépassées par le niveau des violences, incendies et pillages, depuis la nuit de lundi. Le calme ne semble pas revenir malgré l’appel au calme lancé par Obama.

Au mois d’août, un jeune américain est abattu par un policier dans la ville de Ferguson. La victime est noire tandis que le policier est blanc. Il n’en fallait pas plus pour alimenter le vieux fonds racial de la société américaine. Des émeutes avaient suivi cet événement, surtout que les autorités officielles avaient tendance à protéger le policier et á charger le jeune noir. C’est bien cette thèse de légitime défense qui a été retenue par le grand jury qui a relaxé le prévenu, ce lundi. Or, il est prouvé que la victime n’était pas armée, par contre il y a eu 12 tirs de pistolet en sa direction : 2 de face et 10 dans le dos. Atteint à la nuque, il n’avait aucune chance de sauver sa vie.

Ces nouvelles manifestations continuent malgré l’appel au calme lancé par Obama. Ce qui semble prouver que les noirs américains s’estiment trahis par quelqu’un, qui a usé et abusé de la frustration liée à la couleur de la peau comme argument électoral pour accéder à la magistrature suprême. En demandant aux Noirs d’accepter le verdict de relaxe du policier, Obama déçoit et ne peut être le recours. Le pire est à craindre.

Ces événements éclairent d’un jour nouveau l’argument éculé que des ennemis extérieurs en veulent à l’Amérique. Si pendant longtemps cela a nourri la peur et a servi de ciment á la cohabitation entre Blancs et Noirs, cette fois les échecs successifs d’Obama sur le plan international nourrissent le doute. Et, c’est de l’intérieur que le monde entier est informé qu’il est espionné, sans scrupule. C’est le dollar qui ne représente plus que la moitié des réserves mondiales de devises. C’est la Chine qui est en passe de devenir la première puissance économique, etc.

Bref, Ferguson apparaît comme un miroir qui renvoie Obama a sa propre politique.


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