Edito

Les forts en gueule...

J.B. / 19 septembre 2014

Les États Unis se sont donné l’image d’un pays leader et infaillible. Mais les réalités remettent en cause ces certitudes. Les médias continuent à tromper. Pour combien de temps encore.

Pour faire face à la crise des subprimes qu’ils ont crée, les Américains fabriquent des centaines de milliards de dollars comme de vulgaires faussaires. Ils inondent le monde avec cette fausse monnaie. Ils se croient tout permis et les autres laissent faire par peur de représailles.

Ils ont le culot d’annoncer à l’ONU, sous le regard du monde entier, qu’ils disposent des preuves de matériel chimique de guerre en Irak pour justifier le bombardement du pays. Quand tout est détruit, ils sont obligés de reconnaitre que c’était un faux. La justice qui juge des dirigeants pour génocide ou crime de guerre ne fait rien, car les Américains ont toujours raison même quand ils mentent.

Ils professent partout les valeurs de Liberté mais ils organisent l’écoute systématique de nombreux pays et dirigeants politiques, même quand il s’agit de leurs amis. Pris en flagrant délit, ils persistent car ils n’ont peur de personne.

Ils fomentent un complot pour abattre un gouvernement souverain en Ukraine, et trouvent une résistance inattendue. Qu’à cela ne tienne, ils lancent des sanctions contre les intérêts de la Russie qui, selon eux, aurait dû laisser-faire.

Et puis un jour, ils sont confrontés à la réaction des soldats qu’ils ont formés pour faire tomber la Syrie. Ce sont les rebelles de confession islamistes et ils réclament leur part des efforts. Les commanditaires refusent tout net et se mettent en position d’exercer des sanctions. Pour la première fois, leurs protégés se retournent contre eux.

Là, ils sortent l’artillerie lourde et bombardent tout. En précisant toute fois qu’ils n’enverront pas de troupe au sol. Obama l’a dit et il a été suivi par Hollande. Entre temps, à Tripoli, les Députés doivent se réunir sur un paquebot. Ils sont sous la pression des combattants islamistes. Là aussi, c’est la trouille des Etats-Unis d’intervenir pour réparer les effets de la décision des Etats-Unis de soutenir le renversement du régime libyen : forts en gueule mais pas en acte…


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