Edito

Les militants de l’Appel de l’Ermitage réconfortés dans leur action

J.B. / 25 juillet 2013

Lors de l’Assemblée générale préparatoire au 8e Congrès, la section communiste de Saint-Paul avait voté une résolution qui fixait une orientation idéologique claire : « Nous voulons que le PCR fasse de la pauvreté une cause politique majeure, une raison d’être communiste. Nous voulons que le 8e Congrès appelle les pauvres et la pauvreté à prendre le pouvoir dans le pays et dans le parti ». Les communistes reprenaient ainsi à leur compte l’Appel de l’Ermitage pour l’Abolition de l’extrême pauvreté avant 2015. Du reste, Frédérique Técher est intervenue lors des travaux du Congrès pour rappeler que cet appel a été lancé le 18 décembre 2012 et s’inscrit dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement 2000-2015, que La France a signé, sous le slogan : « éradication de l’extrême pauvreté dans le Monde. » En conclusion, elle a déclaré « Soyons solidaire des pauvres ! Voilà pourquoi nous avons demandé au congrès que le PCR inscrive comme sa priorité, la lutte contre la pauvreté ! » Comme d’autres militants de l’Appel, elle devrait être réconfortée en entendant les paroles du nouveau Pape.

Le pape se trouve actuellement au Brésil afin de participer aux JMJ. Il s’est adressé à la jeunesse de monde réunie sur la plage. Il a multiplié les discours sur un axe convenu depuis son élection : l’Église sera l’église des pauvres ou bien elle sera perdue. Il prône la simplicité et l’humilité. Il combat l’affairisme et rappelle que « le vrai pouvoir est le service ». Dans le journal “les échos”, d’avant hier, Yves Bourdillon, titre que le « pape des pauvres fustige le veau d’or » et « la tyrannie des marchés et l’absence de solidarité » .

En effet, le 16 mai, « Il a estimé qu’il faut lutter contre «  la dictature d’une économie sans visage ni but vraiment humain » . «  L’argent doit servir et non pas gouverner ». « La joie de vivre s’amenuise (...) et la pauvreté devient plus criante », en raison du « rapport que nous entretenons avec l’argent, et dans notre acceptation de son empire sur nos êtres et nos sociétés (...). L’adoration de l’antique veau d’or a trouvé un visage nouveau et impitoyable dans le fétichisme de l’argent »...

«  La solidarité qui est le trésor du pauvre est considérée comme contre productive, contraire à la rationalité financière et économique  ». Il faut «  rappeler au riche qu’il doit aider le pauvre, le respecter, le promouvoir »...

«  Tout comme la solidarité, l’éthique dérange ! Elle est considérée comme contre-productive ; comme trop humaine, car elle relativise l’argent et le pouvoir ; comme une menace, car elle refuse la manipulation et l’assujettissement de la personne ».

Que les paroles de cet homme, par ailleurs conservateur sur d’autres sujets, interpellent tous ceux et toutes celles qui ont abandonné la moitié de notre population à vivre sous le seuil de pauvreté.

J.B.


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