Edito

Les responsabilités de Pausé et Alamélou dans leur échec

J.B. / 9 février 2012

Ils sont maire et premier adjoint de Sainte-Suzanne. Une élection survient et ils sont concernés. Ils peuvent faire liste commune. Ils choisissent d’aller séparément. Or, ils dirigent la mairie ensemble, même pendant la campagne électorale. Quels arguments ont-ils donné pour expliquer ce déchirement au sommet de la ville ? Au final, leur défaite n’a-t-elle pas pour origine ce choix premier ?

Mettons-nous à la place de l’électeur à Sainte-Suzanne. Il avait à choisir : pour ou contre le PCR, d’abord. Puis, s’il est contre le PCR, il devait choisir entre l’un des 2 candidats qui dirigent encore la ville. On laisse de côté les 2 autres listes aux enjeux mineurs.

Quels sont les arguments qu’ils ont donnés à la population pour trancher leur division ? Nos confrères de la presse et des médias auraient été bien inspirés de les interroger sur ce derby. Question d’apparaître un peu objectif dans leur lecture des enjeux électoraux. L’opinion aurait été très surprise d’entendre certaines vérités de l’un sur l’autre. Cela aurait freiné leur tendance à se positionner toujours en victime du PCR.

Ils s’unissent au deuxième tour. Soit !

Ils expliquent que c’est la meilleure façon de gagner. Bien, alors, pourquoi ce qui n’était pas possible au premier tour l’a été au deuxième tour ? La preuve est faite que le choix de départ a influé sur tout le reste. Le premier adjoint était content de sortir vainqueur dans son duel contre son maire, mais aucun d’eux n’a réussi à dépasser celui qu’ils considéraient comme l’adversaire commun, Maurice.

Dès le départ, ils se sont trompés d’objectifs. Comme, ils ne sont pas des enfants : ils sont bien responsables de leurs actes. Le PCR n’y est pour rien. La défaite n’a pas suffi : la maire s’enfonce dans la mesquinerie en voulant à tout prix fixer la réunion du conseil pour élire le maire, ce vendredi alors que la liste gagnante avait souhaité samedi. Ridicule ! Et, la voilà qui s’expose une fois de plus en victime… Mais, tôt ou tard vous saurez la vraie raison.

Conclusion : l’enjeu électoral issu de la division au sommet de la ville leur a permis de siphonner les voix des candidats de droite. Et, quand au deuxième tour, ils racolent Grondin, le plein des voix était presque fait. L’union circonstancielle du deuxième tour n’avait plus sa crédibilité, sur fond de division du premier tour.

Les deux ont perdu en croyant sincèrement qu’ils allaient pouvoir être en tête du premier tour, puis rallier l’autre au deuxième. Ils ont perdu sur toute la ligne. Ne cherchez pas l‘erreur ailleurs : la division du 1er tour leur a été fatale. N’oublions pas que celui qui a fait 29%, au premier tour, avait réalisé 64%, en un tour, l’an dernier, lors des cantonales. Un peu de modestie ne lui ferait pas de mal.

J.B.


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