Edito

Les socialistes seuls soutiens de Didier Robert ?

Témoignages.re / 6 juin 2014

Didier Robert est arrivée à la présidence du Conseil Régional grâce aux Socialistes qui se sont maintenus aux 2e tour des élections en 2010 et Huguette Bello, ancien maire de Saint-Paul, qui a fait voter contre la liste du Président sortant, Paul Vergès. De nombreux chefs d’entreprises l’ont fait également, pour des raisons différentes.

Le mandat régional touche à sa fin et il s’est déjà mis en campagne électorale pour son propre renouvellement, multipliant des rendez-vous à l’approche de l’échéance qui était prévue pour mars 2015, dans 9 mois. Comme le gouvernement a décidé de repousser le scrutin en novembre-décembre 2015, le délai supplémentaire de 8 mois sera un supplice pour Didier Robert.

En effet, le paletot était trop grand pour lui qui avait les yeux plus gros que le ventre. Il passe pour un gaspilleur des finances de l’institution, patiemment amassées par son prédécesseur qui avait prévu d’importants investissements. Il s’est taillé une image négative car il a détruit des projets conséquents, sans qu’il ait pu amorcer d’autres alternatifs.

Le seul grand chantier sur lequel il a escompté a du plomb dans l’aile, si bien que désormais, il ne va plus en première ligne mais envoie son ami, Fournel qui n’arrive plus à gérer une opération qui manque sérieusement de cohérence. La seule question des matériaux est quasiment insurmontable et toutes sortes d’idées fantaisistes avancées, par exemple l’importation par bateau de blocs et gravats ! L’intéressé, si prompt à réagir sur des détails, n’a jamais démenti.

Avec le temps, les maires prennent conscience de la réalité et se plaignent. Les derniers en date sont le maire du Port, qui trouve insupportable une noria de 700 camions par jour et le pillage de l’eau pour réaliser des préfabriqués et autres tétrapodes. C’est aussi l’actuel maire de Saint Paul qui s’est dit personnellement opposé à la carrière de Piton Defaud. Une position surprenante quand on connaît qui les lie.

Les socialistes apparaissent aujourd’hui bien seuls à le soutenir. Et, il n’hésite pas à exploiter la moindre faille pour se donner bonne conscience : il a fait publier une photo sur laquelle il pose tout sourire aux côtés de la ministre de l’outre mer. Après sa défaite aux municipales au Tampon, commune dont il fut maire et laissé en déficit, espérons que les socialistes qui viennent d’être battus aux dernières Européennes aient le courage de tirer les leçons qui s’imposent.

J.B.


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