Edito

Les vœux de Sarkozy : 5 ans de mandat et un aveu d’impuissance
Bon débarras dans 5 mois

J.B. / 2 janvier 2012

« Le gouvernement a fait ce qu’il devait faire », voilà la substantifique moelle du discours de Sarkozy servi aux Français à l’occasion du repas de Nouvel An. On va tout droit dans le précipice si on continue dans cette voie. Vivement le changement dans 5 mois !

Sarkozy a tenté une ultime opération de com’ pour se sauver du désastre de sa politique. Les chiffres du chômage viennent le confirmer. Dans ce genre de registre, s’il était si sûr de lui et de ce qu’il avait fait positivement, il aurait déclaré : «  j’ai fait ce que je devais faire  ». D’habitude, il parle comme Didier Robert. En mettant en avant le gouvernement, il montre qu’il a perdu la crédibilité dans les médias au point de tenter de se soustraire habilement à ses responsabilités.

Or, récemment encore il affirmait que c’est lui qui décide, le gouvernement exécute. On a vu avec quel empressement le gouvernement avait fait voter l’augmentation des revenus du Président de La République. Qu’y avait-il d’urgent à légiférer de la sorte ? C’était une décision du Président. Cette fois, il ne veut pas endosser les résultats désastreux de sa politique, il se cache derrière « le gouvernement ».

Il a cherché également à s’abriter derrière la crise, responsable d’après lui de nos maux. Comme le gouvernement, la crise a bon dos. Or, au début de son mandat, Fillon déclare qu’il est à la « tête d’un État en faillite », mais parallèlement Sarkozy se vante de distribuer 14 milliards de cadeaux fiscaux aux plus fortunés. En pleine crise, il finance les banques et pressure les contribuables. Résultat, le déficit public s’envole presque à 8% du PIB, soit près de 3 fois supérieures au 3% autorisés par les instances européennes. La crise n’a rien à voir avec de tels choix politiques.

Au fond, nous sommes toujours dans l’effet de com’. Il n’y a rien de vrai mais il faut dire quelque chose qui fasse illusion. Alors, on cause, on cause… on fait des vœux, on invite la presse… loin, très loin des préoccupations réelles de la population. Quand ce n’est pas « le gouvernement », « la crise », on parle des « marchés » comme responsable de la catastrophe, sauf qu’on oublie de dire que le marché est le paravent derrière lequel se cachent les spéculateurs. On peut identifier les spéculateurs, comme on peut identifier Sarkozy.

C’est lui le responsable de la politique depuis 5 ans. Vivement que les électeurs pourvoient à son remplacement dans 5 mois.

J.B.


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