Edito

Maman, ne parlez pas de plan de rigueur… mes amis vont croire que je suis contre Sarkozy !

J.B. / 9 septembre 2011

Ainsi, c’est Nicolas Sarkozy en personne qui est venu remonter le moral des parlementaires UMP. Cette tâche qui est traditionnellement dévolue au Premier ministre, chef de la majorité, illustre le manque de considération que le Président de la République témoigne à son ami Fillon. C’est un épisode supplémentaire de l’unité de façade Fillon-Copé qui illuminait l’université de l’UMP la semaine passée. Chaque jour apporte son lot de surprises : la dernière en date, c’est la crise créée par la liste Charon aux Sénatoriales de Paris. C’est un bon début.

A l’occasion de cette rencontre, il semblerait que le chef de l’UMP ait demandé à ses amis de ne pas parler de « plan de rigueur » ou de « plan d’austérité ». Dans la salle, il y avait au moins une personne qui a bien compris comment il fallait agir : c’est la députée Jacqueline Farreyrol, candidate aux élections sénatoriales. Elle a préféré faire diversion sur un sujet qui n’avait rien à voir avec l’objet de la séance : la liquidation de l’ARAST ! Puis elle s’est empressée d’aller voter « le plan de rigueur » que des dizaines de millions de citoyens vont douloureusement subir.

Farreyrol feint d’oublier qu’en politique, ce n’est pas le discours qui compte : ce sont les actes concrets. Ainsi, par son vote, elle vient d’autoriser le gouvernement de réaliser une ponction de 1,1 milliard euros sur les Mutuelles de Santé pour boucher les trous creusés dans le budget de l’État par la mauvaise politique de ses amis UMP. Toujours par son vote, elle vient d’autoriser le gouvernement de prendre seulement 200 millions sur les hauts revenus. Cette contribution des riches est 5 fois moins importante que celle réclamée aux cotisants des Mutuelles !

Tous les adhérents mutualistes ne devront jamais oublier la leçon.

Sous le masque enchanteur de “mon île” se cache une véritable réactionnaire qui, en pleine situation de rigueur et d’austérité, n’hésite pas un seul instant à taper dans la poche des adhérents des Mutuelles au lieu de ponctionner les plus riches. C’est un choix politique clair et net qu’elle semble bien assumer. Sarkozy profite de la situation pour briser la cohésion sociale construite depuis longtemps et casser les outils d’intégration sociale, tels que les Mutuelles, qui reposent sur des valeurs de solidarité et de responsabilité.

L’autre leçon à retenir, c’est que Sarkozy ne peut progresser dans cette œuvre de destruction massive que parce qu’il dispose des personnes comme Jacqueline Farreyrol et son mentor, Didier Robert. Il faut vraiment être inconscient pour qu’un grand électeur aille couler un bulletin sur lequel se trouvent ces 2 personnages. Ils ne vous parleront jamais de « rigueur » et « d’austérité », mais suivront les consignes de l’UMP pour vous appauvrir !

J.B.


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