Edito

Margie Sudre fait son come-back

Geoffroy Géraud-Legros / 31 août 2010

La chaîne "Tempo" offre du théâtre aux téléspectateurs du dimanche soir. L’occasion de découvrir le répertoire classique, mais aussi de rigoler un coup devant quelques bons vieux vaudevilles. Un genre dont les procédés, toujours identiques, n’en sont pas moins imparables : entrées et sorties fracassantes, jeu de cache-cache dans les placards sur fond de confusion, de “je-t-’aime-moi-non-plus”, de quiproquos, de fâcheries et de réconciliations éphémères.

Les amateurs de théâtre de boulevard n’ont pas à attendre leur télé dominicale : presque tous les jours, le feuilleton de l’UMP donne un spectacle qui n’a rien à envier aux Labiche et aux Feydeau programmés sur la chaine publique.
On l’écrivait il y a quelques jours : entrée au premier second rôle, Mme Ramassamy s’est bien vite retrouvée cachée dans le placard par Didier Robert, à entendre sans les voir les intrigues de Didier Robert ou de Valérie Bénard.

Coup de théâtre : le ou les metteurs en scène ont décidé du “come back” impromptu d’une ancienne gloire, en la personne de Margie Sudre, qui sera sous peu bombardée à la tête d’un ronflant “Conseil supérieur de la commande publique”. Cette même commande publique qui est en berne depuis les décisions prises par la nouvelle Région — tout aussi UMP que Margie Sudre — de mettre fin aux grands chantiers. Bordée sans ménagement par Didier Robert lors de la préparation des Régionales, Mme Sudre est donc remise en scène et en selle de très haut, puisque c’est de Paris que vient la décision, et que les deux assemblées ont été invitées à se pencher sur le berceau du "Conseil" nouveau-né.

C’est sur l’air du “tout va très bien Madame la Marquise” que l’ancienne présidente de la Région nous chante son retour, déclarant que « la Région (dirigée par Didier Robert) est opérationnelle » dans le BTP. Faut-il qu’elle ait bien appris son texte, pour voir des « signes de reprise » dans ce secteur ! Cette ritournelle va sans doute faire plaisir aux milliers de salariés qui pointent au Pôle Emploi dans le secteur ainsi qu’aux aux syndicalistes et aux entreprises du BTP qui ne cessent d’alerter l’opinion sur l’effondrement de leur activité.

G.G.-L.


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