Edito

Merci pour le commissaire

Témoignages.re / 1er décembre 2010

Merci, Mme Penchard, d’avoir annoncé la désignation de M. Coûteaux au poste de commissaire au développement endogène. Après une expertise payante de la part d’un cabinet, et non par l’archaïque voie des concours.
A priori, ce monsieur va nous apprendre :

- comment produire des tomates, du sucre, du riz, de l’huile, du maïs, des grains… ;

- comment on pèche le thon, les macabits, les requins, les espadons, les zourites… ;

- comment on transforme des rouleaux d’acier en tôle ondulée-tôle plane

- comment développer le tourisme au sein du PCR (nous parlons, bien sûr, des Pitons cirques et remparts) ;

- comment on va voler vers l’Asie, l’Afrique, l’Europe, l’Océanie ;

- comment on va créer une compagnie maritîme inter-îles ;

- comment on kraze le séga, le maloya ;

- comment on construit des musées et ce qu’il faut mettre dedans ;

- comment nous allons faire vivre le Créole et apprendre les langues de nos voisins et de nos ancêtres ;

- comment inscrire La Réunion dans le développement durable à partir de notre soleil, de nos volcans, de nos courants marins ;

- comment faire trouver nos chercheurs en sciences humaines, exactes, en sciences de la nature et de la vie ;

- comment on se débarrasse du chômage et comment on crée de l’emploi, du dynamisme, après des décennies d’inefficacité de l’Etat dans ces domaines ;

- comment éradiquer l’illettrisme.

Il y a des délégations ministérielles. Mais peut-il y avoir des délégations de la pensée, de l’expérimentation, de la réflexion ? Le développement peut-il être endogène, s’il est fait par substitution ?
Lorsque l’idée de ce fameux développement endogène a été lancée, il tombait sous le sens pour tout le monde qu’il serait organisé par des endémiques. Certes, la compétence, c’est la compétence. Mais permettez-nous de penser que certains, ici, ne sont pas moins compétents que d’autres. Vous l’avez du reste vous-même affirmé hier à la télévision. Permettez-nous aussi de penser qu’une certaine connaissance, une certaine intimité, un certain lien sentimental est indispensable à notre épanouissement.

J.B.



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Messages






  • Bravo J.B., qui par tous ses "comment" laissent penser que notre ministre ne pourra se pencher sans son Coûteaux pour trancher les solutions à nos problèmes.

    Si La délégation de commissaire doit se résumer à un compétant( "con-pétant") qui nous fasse des petits dans le "dos" sans que ça leur "gênent"(endogène), délégué par votre cabinet de plus, ça ne doit pas sentir très bon.

    Sera-t-il capable votre commissaire de comprendre ce qui suit avant de couper court de par votre décision, encore faudrait-il que vous compreniez la profondeur de notre langue créole qui diffère de celui des Antilles.

    Kossa, Kossa ça, pou Kossa, pou Kossa ça.

    Kenssa(quand ça), Kenssa ça, pou Kenssa, pou Kenssa ça.

    Kissa(qui c’est), Kissa ça, pou Kissa, pou Kissa ça.

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