Edito

Mettons Sarkozy loin derrière

J.B. / 13 avril 2012

En Europe, les perspectives sont encore revues à la baisse. Depuis maintenant deux ans, les gouvernements ont fait le choix de l’austérité, ils réduisent les dépenses. La conséquence, c’est de diminuer les moyens pour relancer l’économie. Le chômage ne cesse alors d’augmenter.
Cela fait maintenant deux ans qu’en France, Sarkozy applique cette politique. Au cours de ses deux premières années à l’Élysée, il a fait passer le déficit public d’en dessous de 3% à près de 8% de la richesse produite par un pays comme la France en une année. L’addition était salée, il fallait trouver 100 milliards d’euros en trois ans pour retrouver une crédibilité.

Sarkozy a fait le choix de la rigueur. Il a commencé par supprimer la retraite à 60 ans. À La Réunion, des députés ont voté pour cela malgré les grandes manifestations à La Réunion, les jeunes en tête. Il a serré la vis aux collectivités, décidant de geler les dotations. Il a ensuite diminué le pouvoir d’achat, décidant de calculer des revenus en fonction de la croissance et non plus en lien avec l’inflation. Il a continué à supprimer des postes dans la fonction publique, ce qui a maintenant des répercussions dans l’Éducation nationale à La Réunion.
Les agences de notation ont estimé que tout cela ne suffisait pas à restaurer la crédibilité. Standard & Poor’s a décidé de dégrader la note de la France, Sarkozy a mis plusieurs jours pour s’exprimer là-dessus, complètement groggy par un coup qu’il n’avait pas vu venir.

Loin de redresser la situation, l’austérité l’a aggravée. Et les prévisions font état d’une nouvelle récession en Europe. À La Réunion, nous avions obtenu le droit de poursuivre le développement du pays malgré la dégradation de la situation internationale. Paul Vergès avait négocié la participation de l’État à deux grands chantiers, pour un montant qui dépasse aujourd’hui les 3 milliards d’euros.
Quand la liste PS a offert la Région à l’UMP, Didier Robert a fait la politique de Sarkozy. Il a tout démoli pour que Paris récupère tout l’argent que l’État devait investir à La Réunion.

Nous voyons les conséquences de ces décisions : La Réunion est en récession et plus de 150.000 Réunionnais sont inscrits à Pôle emploi. Dans 9 jours, nous pouvons restaurer l’espoir, car les forces du changement se sont engagées à participer à la relance des grands chantiers. Pour cela, Sarkozy devra être battu, il reste 9 jours pour qu’il soit loin derrière.

J.B.


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