Edito

Montée du niveau de la mer : la catastrophe se rapproche

J.B. / 21 juillet 2017

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Dans son édition d’hier, « le Journal de l’environnement » relaie un article en forme d’appel de 15 climatologues publié dans « Earth System Dynamic ». Les scientifiques soulignent que « malgré la ratification par 145 Etats de l’Accord de Paris, malgré le serment fait au Bourget d’endiguer le réchauffement à 2°C, voire 1,5°C, malgré la publication de 189 politiques climatiques nationales (INDC) : rien n’y fait. Nous continuons de réchauffer la planète à grande vitesse ».

Ils relèvent une accélération de la croissance de la concentration dans l’atmosphère de gaz carbonique (CO2). Ils constatent qu’ « après deux décennies de quasi-stagnation, les teneurs en méthane (second GES après le CO2) bondissent de 7 parties par milliard par an (PPB/an). Le développement de l’agriculture, imposé par une croissance démographique rapide, devrait, là encore, soutenir la production de méthane, d’origine rizicole ou bovine ».

Les 15 climatologues affirment que « les conséquences de cette insouciance climatique sont d’ores et déjà annoncées. Dès 2040, la température moyenne globale aura progressé de 1,5 degré par rapport à l’ère préindustrielle. Les 2 degrés, tant honnis dans le discours des politiques, sont attendus vers 2060. A moins, bien sûr, que le lent réchauffement de couches profondes de l’océan ne déclenche plus vite que prévu les « boucles de rétroaction » : les turbo du réchauffement ».

Des quantités importantes de biogaz sont stockés dans le froid de la profondeur des océans et dans le sol gelé en permanence dans les régions polaires. Or, avec le réchauffement, des milliards de tonnes d’équivalent CO2 pourraient être libérées dans l’air, « de quoi déglacer le Groenland et l’Antarctique ».

La montée du niveau de la mer s’est déjà accélérée, « de nombreuses îles du Pacifique ou des Antilles craignent déjà la submersion. Demain, cela pourrait être le Bangladesh (170 millions d’habitants), les Pays-Bas (17 millions) ».

Tout espoir n’est pas perdu, soulignent-ils. Ils estiment qu’une réduction annuelle des émissions de gaz à effet de serre de 5 à 6 % pourrait éviter ce scénario catastrophe. Et de rappeller que « la France, la Belgique ou la Suède ont bien accompli pareille prouesse dans la décennie postérieure au premier choc pétrolier ».

Force est de constater que le monde ne se dirige pas vers cet objectif en raison notamment de l’attitude du gouvernement des États-Unis, un des pays les plus pollueurs du monde. En effet, Donald Trump veut sortir de l’Accord de Paris et relancer la course à l’exploitation des énergies fossiles. Son mandat dure 4 ans, mais ces 4 années de perdues vont encore accentuer la hausse de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Cela rendra encore plus crédible les prévisions des 15 climatologues.

Or, la fonte du Groenland signifie une hausse de plusieurs mètres du niveau de la mer, de quoi bouleverser la géographie de La Réunion et remettre en cause tout son aménagement. Ces changements pourraient survenir en quelques mandats d’élus, d’où l’urgence d’anticiper dès maintenant.

J.B.



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  • il serait juste de rappeler que c’est Paul Verges qui a lancé l’alerte sur cet enjeu désormais planétaire
    oté jb ! votre édito doit le rappeler

    Article
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  • La catastrophe est déjà là et elle va s’aggraver chaque année un peu plus si nous ne réagissons pas . Avec une augmentation de la température de l’atmosphère sur les zones polaires plus importante qu’ailleurs d’environ 10° , les surfaces blanches crées par les glaces disparaissent pour laisser la place à la surface sombre de l’océan ou des terres du Groenland et du continent antarctique ou de la partie terrestre située sous le cercle polaire de l’hémisphère nord . Ce phénomène a pour conséquences de réduire chaque année un peu plus la capacité des zones polaires de rejeter hors de l’atmosphère la chaleur du soleil qui arrive en été et crée une réaction en chaîne qui accélère chaque année un peu plus le réchauffement climatique et qu’il est impossible de mesurer ..

    En effet le réchauffement de l’atmosphère sur les terres situées sous le cercle polaire entraîne non seulement la fonte des glaces (qui réduit sensiblement les surfaces blanches )mais entraîne également le dégel du permafrost , c’est adire des

    terres qui ont été gelées depuis des milliers d’années et qui contiennent de la matière organique stockée depuis l’époque où le climat des zones polaires étaient beaucoup plus chaud .

    Si on trouve aujourd’hui du pétrole sous les mers polaires et dans les terres situées sous le cercle polaire , en Sibérie ou en Alaska , C’est parce qu’il y a très longtemps ces terres étaient recouvertes d’une végétation luxuriante, puisque le pétrole n’est qu’un produit de la décomposition de matière organique pendant des millions d’années .Or le dégel progressif de toutes ces terres s’accélère chaque année un peu plus avec l’augmentation de la température en été et libère dans l’atmosphère des quantités phénoménales de gaz à effet de serre tel que le gaz carbonique et le le Méthane qui vont s’ajouter à ceux qui existent déjà dans l’atmosphère de la terre que ce soit suite au fonctionnement naturel de la planète ou à l’activité humaine .
    Certains scientifiques estiment que le permafrost contient à lui tout seul plus de gaz à effet de serre que ce qui existe déjà dans l’atmosphère actuellement et même si le dégel des terres gelées serait progressif celui ci sera achevé très rapidement si rien n’est fait pour arrêter l’accélération du réchauffement climatique .

    Quand on sait que le réchauffement climatique s’accélère également dans les zones équatoriales et intertropicales ou les températures dépassent déjà les 50° en plein été , en raison de la disparition des végétaux et des insectes polénisateurs
    qu’’il provoque , et que chaque ,année les grands déserts africains et asiatiques comme le Sahara et le désert de Gobi s’agrandissent de plusieurs centaines de milliers de KM2 on peut se rendre compte facilement combien notre planète est menacée par le réchauffement climatique . Car cette extension des déserts prive chaque année la planète de la protection
    fournie par sa couverture végétale et de sa capacité de produire de la nourriture pour ses habitants humains et animaux .

    Ce réchauffement entraînera une augmentation du niveau de l’océan que l’on ne peut pas mesurer et pronostiquer
    correctement , mais il aura aussi pour conséquences la multiplication des grandes inondations et des cyclones de classes exceptionnelles qui vont détruire les infrastructure existantes et plonger les populations concernées dans une grande détresse qui risque de créer des phénomènes d’explosion sociales qui pourraient plonger l’humanité dans un conflit
    planétaire généralisé et ramener les quelques survivants à l’age de pierre.

    Les hommes qui voudront survivre devront se protéger non seulement des cataclysme provoqués naturels ,mais aussi du manque d’eau et de nourriture, de l’arrivée de nouvelles maladies apportées par les insectes ou les animaux qui vivent dans les régions chaudes actuellement , telles que la dengue ,le paludisme etcet.. et surtout de la disparition des insectes polinisateurs tels que les abeilles qui nous sont très utiles pour le miel qu’elles produisent mais surtout pour la fécondation
    des fleurs qui nous permettent d’avoir des fruits et des arbres. Cela exigent que les humains apprennent à vivre ensemble
    autrement , et considère leur planète comme un bien commun qu’ils doivent gérer ensemble et dans l’intérêt de tous .

    Malheureusement ils sont très loin d’avoir actuellement cet état d’esprit . La terre est encore un jungle où la loi du plus fort est toujours la meilleure que cette loi soit dictée par un seul homme ou par une multitude qui le suivent aveuglément . L’intérêt de tous ne peut être définis par les plus forts , mais par les plus sages ; mais hélas la sagesse est loin d’être innée à la nature humaine , elle s’apprend et se cultive et la civilisation de consommation dans laquelle nous vivons aujourd’hui n’apprend plus et ne cultive plus suffisamment la sagesse qui est nécessaire pour définir où est l’intérêt de tous .

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