Edito

Nouvelle conséquence de l’abandon du chemin de fer

J.B. / 30 août 2017

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Il a suffi d’une nuit de pluie pour que le Nord de La Réunion soit paralysé par d’importants embouteillages. C’est la conséquence du basculement de la route du littoral sur les voies côté mer. Les personnes qui souhaitent traverser ou se rendre à Saint-Denis sont condamnées à perdre des heures dans les bouchons. Cela n’est pas sans répercussion pour les habitants de Saint-Denis. En effet, l’accumulation des véhicules entraîne le rejet d’importantes quantité de gaz d’échappement. L’impact sur la santé n’est pas négligeable.

Une semaine après la rentrée, ces embouteillages sont l’illustration concrète de la bonne santé du secteur de la vente d’automobile. Les professionnels de ce secteur se félicitent de la relance des ventes. D’ici à la fin de l’année, ce sont bien plus de 20.000 nouvelles immatriculations qui seront dénombrées, c’est la principale conséquence de l’abandon du chemin de fer. La croissance continue du parc automobile place le réseau routier dans une situation de tension permanente. Il suffit d’un incident pour que le coma circulatoire frappe Saint-Denis.

Les Réunionnais paient plusieurs erreurs dans l’aménagement du territoire. Ce fut tout d’abord la concentration des services dans la ville de Saint-Denis. Il y eut ensuite la décision de supprimer le chemin de fer et de le remplacer par une route du littoral impossible à sécuriser. À cela s’ajoute un relief escarpé autour de Saint-Denis, placée dans une cuvette aux débouchés contraints.

Cette situation ne pourra pas s’améliorer tant que ne sera pas mis en place un réseau de transport adapté à La Réunion. L’expérience montre que dans les régions densément peuplées, la solution réside dans le chemin de fer. Sans cet équipement, c’est l’assurance des embouteillages.

J.B.


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