Edito

On bouge autrement ou bien on se contente d’en causer ?

LB / 18 septembre 2009

Chaque jour, on peut faire le test des proclamations d’intentions et de promesses d’actions en faveur du développement durable de La Réunion : certaines de ces proclamations se traduisent effectivement dans la réalité par des décisions concrètes, tandis que d’autres restent de belles paroles. Prenons un exemple dans l’actualité, à propos de la politique des déplacements.
Du 15 au 23 septembre, les Réunionnais participent à l’édition 2009 de la Semaine de la mobilité et de la sécurité routière. À cette occasion, diverses actions sont organisées dans toute l’île, notamment afin de promouvoir les autres modes de déplacements que la voiture individuelle.

Jamais autant d’animations n’ont été mises en œuvre que cette année dans le cadre de cette Semaine et à cette fin. En particulier, des baisses de tarifs dans les bus, des expositions sur le tram-train, des randos vélos etc.
Plusieurs collectivités réunionnaises — en particulier la Région et le Territoire de la Côte Ouest (TCO) — ont joué un rôle important dans la dynamique partenariale lancée aux quatre coins de l’île pour cette Semaine. Une dynamique telle que des services de l’État s’y sont également associés.

Dès lors, comment avancer encore plus vite dans ce sens ? Dans la synthèse officielle des États-généraux de l’Outre-mer à La Réunion, cette question n’est pas évoquée ; par contre, elle l’est dans la contribution du Conseil régional et du Conseil général (voir "Témoignages" de mardi en page 9).
Par ailleurs, que font la majorité des décideurs politiques, du monde économique et des médias pour promouvoir l’usage des transports collectifs et du vélo ou bien pour perpétuer le tout-automobile et ses dégâts ? Résultat : on bouge autrement ou bien on se contente d’en causer ?

L. B.


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