Edito

Ouvrons le grand débat sur l’avenir de La Réunion

J.B. / 10 novembre 2011

Le nouveau plan d’austérité du gouvernement Sarkozy-UMP a été présenté par le premier ministre François Fillon. Dès cet instant, le débat est ouvert.

À La Réunion, le PCR a été le premier parti politique à réagir. Des journalistes ont donné les premiers aperçus lors du club de la presse de lundi dernier ainsi que dans leur média spécifique. Le PS a publié un communiqué le soir même. « Europe Écologie les Verts » a tenu un point presse le lendemain, mardi. Et, hier, le Modem a donné son point de vue.
Pour sa part, mardi, Paul Vergès a mis en ligne son analyse de la situation créée par cet événement sur son blog personnel.

Des acteurs socio-économiques se sont également exprimés. La dernière en date, c’est la Capeb qui s’est exclamée dans un style direct : « arèt totoche à nous » ! Espérons que Sarkozy retiendra l’expression lors de sa prochaine visite ici.

Seul l’UMP ne s’est pas encore exprimé. Il serait inadmissible que l’on apprenne que des députés réunionnais votent pour ce budget sans expliquer aux électrices et aux électeurs les raisons qui les ont amenées à faire ce geste. C’est pourtant le minimum que l’on peut attendre d’un démocrate.
Si bien qu’on se pose des questions sur ce qu’ils en pensent. Espérons que d’ici le week-end, ils auront tout leur temps pour informer les Réunionnais. Surtout que le gouvernement a proposé un amendement au budget de l’outre mer 2012, tendant à faire 45 millions d’euros d’économie.

Loin de nous de vouloir narguer l’UMP. Nous pensons sérieusement qu’un vrai débat doit s’ouvrir entre nous Réunionnais sur la manière de traiter nos problèmes. Les données catastrophiques de notre situation sont connues. Nous sommes confrontés au vote du budget et au programme de la prochaine mandature : 2012-2017. Le gouvernement a étalé son plan d’austérité jusqu’en 2016. Son objectif, à cette date, est d’atteindre l’équilibre budgétaire. On voit bien que c’est le projet de la mandature de Sarkozy-UMP qui est imposé aux députés. Or, nombreux ne seront plus là après les élections de juin 2012.

Il ne suffit plus de s’opposer mécaniquement. La situation générale est si grave qu’elle appelle à un sursaut réunionnais. Il faut présenter une alternative à ce budget qui fera l’objet de débat durant toute la campagne présidentielle. Ouvrons le grand débat sur l’avenir de La Réunion et interpellons les candidats qui se présentent aux prochaines élections.

J.B.


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