Edito

Pas d’autre solution

LB / 16 juin 2010

Dès le début du drame social provoqué par la décision de la Justice en novembre dernier de liquider l’ARAST, “Témoignages” a déclaré que tôt ou tard — comme toujours — la vérité finira par l’emporter sur les responsabilités de cette affaire. Une nouvelle décision judiciaire, avant-hier au Tribunal des Prud’hommes, vient de confirmer la justesse de cette analyse, en renvoyant au 11 octobre prochain le jugement sur l’AGS (Assurance de Garantie des Salaires), qui n’a toujours pas versé leurs indemnités aux centaines de salarié(e)s licencié(e)s.
Les manipulations du personnel victime d’une gestion catastrophique de ce service public d’aide à la personne et les tromperies déversées dans l’opinion au sujet de cette affaire font qu’il y aura au moins un an de perdu pour faire respecter les droits des travailleurs. Et que de souffrances ont été engendrées par ces escroqueries, au profit — entre autres — d’une syndicaliste UMP promue dans le fromage à la Direction de la Région…

Autre exemple d’un scandale que l’on finit par reconnaître : pendant des mois, “Témoignages” a dénoncé la catastrophe économique, sociale, environnementale et culturelle que va entraîner la décision de Didier Robert de casser d’importants projets de la Région au service des Réunionnais. Un choix politique lié avant tout au sectarisme politicien et au refus de penser en Réunionnais.
Et voici que “le JIR” d’hier consacre sa “Une” et un dossier de 2 pages à « plus de 100 millions gaspillés » par la suppression du tram-train, de la MCUR, de la rocade du Tampon, etc. Notre confrère confirme à ce propos que « l’abandon des grands projets coûte de plus en plus cher aux contribuables réunionnais », se traduit en grosses pertes d’emplois et « paralyse le développement de La Réunion ».

Cela prouve que plus que jamais, les forces sociales et de progrès doivent combiner leurs efforts pour résister à toutes les diversions et manipulations qui divisent la société réunionnaise, au lieu de l’unir sur des objectifs communs. C’est pourquoi, sans cesse, notre journal appelle au sursaut réunionnais pour l’unité d’action.
Les deux affaires dont nous venons de parler confirment que nous devons être tous unis dans les batailles pour sortir La Réunion du marasme économique, social, environnemental, culturel et politique. Il n’y a pas d’autre solution que ce sursaut collectif.

L. B.


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