Edito

Pas de frontières pour les phénomènes climatiques extrêmes

J.B. / 31 août 2017

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Outre la Chine et les États-Unis, d’autres pays sont touchés en ce moment par d’importantes chutes de pluie. C’est le cas notamment de l’Inde où la population de Mumbai, plus de 10 millions d’habitants, doit faire face à des précipitations records. C’est ce qu’indique notamment un article paru mardi sur le site de RFI dont voici la teneur :

« En Inde, la ville de Bombay est sous les eaux, balayée par des pluies diluviennes depuis plusieurs jours. La capitale économique indienne est complètement paralysée depuis mardi. Si les inondations sont fréquentes durant la mousson, elle connait ses pires inondations depuis 2005, lorsque la ville avait été dévastée.

La circulation est au point mort à Bombay. Des centaines de véhicules ont été submergés, alors que le trafic ferroviaire a été suspendu temporairement sur les trois grandes lignes reliant la mégalopole à ses villes satellites, réseau emprunté par des millions de personnes chaque jour.

Les images de télévision indiennes ont montré plusieurs gares inondées et des nombreux piétons avec de l’eau jusqu’à la taille. Des dizaines d’automobilistes ont abandonné leur véhicule pour continuer à pied. La municipalité fait état de 200 chutes d’arbres à travers la ville.

Le trafic aérien a également été sévèrement perturbé. Plusieurs vols ont été annulés et presque tous étaient retardés. Selon le département météorologique indien, Bombay a enregistré 65 mm de pluie en à peine trois heures ce mardi. La marée haute a empêché dans la soirée l’évacuation vers la mer d’Arabie, aggravant la situation dans cette ville portuaire située sur la côte ouest de l’Inde.

Plusieurs hélicoptères de la marine ainsi que des équipes de plongeur sont prêts à intervenir. Les écoles et les universités resteront fermées ce mercredi, alors que la météo prévoit encore des pluies torrentielles dans les deux prochains jours au moins. »

En Inde comme dans de nombreux autres pays, la croissance de la population se déroule dans le contexte du changement climatique. Cela ne fait qu’amplifier les effets des catastrophes, surtout quand les habitants de ces grandes cités vivent près de la mer.

À La Réunion aussi la population augmente rapidement, et la plupart des plus grandes villes se situent près de la mer. Hier, une nuit de pluie a eu d’importante conséquence pour des dizaines de milliers de Réunionnais bloqués dans des embouteillages à Saint-Denis ou aux alentours. La saison des cyclones n’a pas encore commencé. Ce que vivent les habitants de Mumbai rappelle ce qui peut arriver à La Réunion.