Edito

Personne n’échappera à ses responsabilités devant l’avenir.

J.B. / 10 octobre 2012

Il est communément admis que la superficie de notre planète est occupée à 71% par la Mer. La partie où vivent les 7 milliards d’habitants représente donc seulement 30%. La Mer est une vaste étendue d’eau quasiment d’un seul tenant qui entoure des continents et des îles. L’ONU essaye d’organiser l’occupation et l’utilisation de cet espace liquide par des humains que nous sommes.

Si pendant longtemps la Mer est un aspect de l’Economie, celle-ci constitue petit à petit une Economie à part entière. Et, elle est étudiée en tant que telle. Le PCR l’a incorporé dans ses réflexions et intégré dans ses propositions stratégiques. C’est même un élément essentiel de la politique de co-développement qu’il prône et que l’on retrouve dans diverses actions de ses élus, en particulier, sous la mandature de l’Alliance à la Région.

Récemment lors de l’élection présidentielle, il a été rappelé au candidat Hollande, l’importance de la mer dans notre conception de l’avenir et au regard de la sauvegarde des espèces vivants. Du reste, on ne compte plus les occasions et documents où le PCR rappelle constamment aux responsables des partis politiques français que les territoires ultra-marins apportent à la France sa place de 2e puissance maritime mondiale.

L’ONERC présidé depuis une décennie par notre compatriote, Paul Vergès, en a fait un point focal des études d’impacts occasionnés par les changements climatiques. D’ailleurs, il n’est pas rare de l’entendre souligner la place de la mer dans les préoccupations politiques de ce siècle.

Par exemple, la Chine a fait de « l’économie maritime, un nouveau moteur de croissance », depuis une dizaine d’années. Des zones économiques spéciales ont été décrétées pour expérimenter et expertiser. Les premières données montrent que le secteur s’est développé plus vite que le PIB du pays. Elle a été de 13,5% entre 2008 et 2010 et l’an dernier la valeur de production y était le double de 2006. Le mouvement va s’accélérer avec le développement des secteurs énergétiques off-shore, les loisirs, les transports, la pêche et l’aquaculture, les fonds marins, la médecine, etc.

Quand on voit la remise en cause de tout l’acquis réunionnais dans cette stratégie de l’Excellence réunionnaise, comment ne pas caractériser la politique de l’actuelle mandature régionale de « crime contre La Réunion » ? Et, on trouve encore des personnes pour minimiser l’importance du PS dans ce résultat monstrueux ! La vérité sera encore plus crue quand le gouvernement, en France, va réorienter ses nouveaux pôles de croissance vers l’économie maritime. Personne n’échappera à ses responsabilités devant l’avenir.

 J.B. 


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