Edito

Personne ne le croit plus capable de redresser la catastrophe

Témoignages.re / 16 septembre 2010

Aux élections présidentielles de 2007, le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy a obtenu seulement 36,43% à La Réunion. Dès ce moment, l’UMP décide de s’organiser pour refaire son retard. La tâche confiée à Didier Robert est très simple : démolir tout l’appareil politique local, ses références historiques ainsi que les projets symboliques qui leur sont liés. Le démolisseur entre en action et ne s’embarrasse pas de moyens.

Mai 2007, il supprime la rocade du Tampon, un projet de 100 millions, prêt à démarrer. Qu’importent les milliers de Tamponnais coincés dans les embouteillages ainsi que les contradictions liées à toutes les délibérations qu’il avait approuvées quand il était premier adjoint de TAK. L’important c’est de démolir les symboles liés au président de la Région, désigné comme responsable de l’échec de l’UMP.

Mars 2008, l’UMP subit une cuisante défaite aux municipales. Le parti présidentiel perd des bastions comme Saint-André, Saint-Paul, Saint-Denis, Saint-Leu. Les Cantonales qui ont eu lieu le même jour poursuivent la même tendance. Furieux devant tant d’échecs, Didier Robert essaye de limoger Nassimah Dindar, présidente sortante, pour la remplacer par Jean Louis Lagourgue. Il fera porter cet échec à Yves Jégo mais se calmera avec un strapontin au bureau de l’UMP parisien assorti de conditions : démolir la continuité territoriale, le Tram-train, la MCUR, encadrer la politique énergétique de la Région par GERRI, etc. L’objectif est de réduire les capacités d’actions de la Région de Paul Vergès. À Paris, une offensive est conduite contre Air Austral, sous couvert de nouvelle politique de continuité territoriale. Là, encore, il s’agit de démolir ce grand chantier de transport aérien. Qu’importent les conséquences.

L’élection de Didier Robert, à la Région, permet désormais de continuer le travail de démolition. L’accord Matignon n’est plus. Les investissements disparaissent.
Mais, à force de taper sur Paul Vergès, il n’a pas vu que les conséquences sociales et économiques de ces actes de sabotages se sont accumulées. Le mécontentement grandit dans toutes les couches sociales. Paris traîne les pieds et finit par servir à Didier Robert une sucette avec un Haut Conseil de la commande publique. Le pilotage par Margie est une belle revanche, car il avait refusé sa reconduction comme conseillère régionale, contrairement à son collègue Fournel.

À Paris comme ici, personne ne le croit plus capable de redresser une situation catastrophique qui lui échappe…

J.B.



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Messages






  • je suis venu avec ma famille passer un moi à la réunion,comme tout les 3 ans, quel ne fut pas mon étonnement à entendre aux info- réunion que 72 pour cent de la population réunionnaise soutenaient didier robert ! donc si l’on poursuit ce raisonnement il ne resterai à la réunion que 28 pour cent à ne pas le soutenir ? ou sont passé les 55 pour cent qui n’ont pas voté pour lui ? rfo Réunion doit prendre ses désirs pour des réalitées !

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