Edito

Plus de nouvelle construction en bord de mer

J.B. / 3 mars 2014

En France, le littoral de l’Atlantique est touché par des alertes ’vagues submersion à répétition. En Aquitaine, la côte recule, et face à la force des éléments, il est décidé de s’éloigner de la mer. Car les vagues sont d’une puissance inhabituelle, selon le géologue Cyril Mallet cité par « Libération ».
« Le délai entre deux crêtes de houle oscille d’habitude entre douze et quinze secondes. Mais cet hiver, elle était de vingt-trois secondes, ce qui confère aux vagues une énergie énorme dont nous n’avons jamais retrouvé l’équivalent dans notre base de données qui date de trente ans. Les barres sableuses qui migrent l’hiver vers le large et absorbent l’énergie des vagues sont parties très loin et n’assurent plus leur fonction de rempart naturel, ce qui fragilise encore les plages. »

Renaud Lagrave, vice-président de la région Aquitaine (PS), explique dans « Libération » les conséquences politiques de cette évolution.
« Il y a aussi des sites sur nos côtes qu’on ne pourra sauver sauf à investir des sommes pharaoniques et encore. Aujourd’hui, la relocalisation du front de mer à l’intérieur des terres n’est plus un gros mot, nous l’assumons politiquement. » La relocalisation à l’intérieur des terres est en marche. D’ici 2050, les habitants du front de mer de Lacanau seront déplacés un kilomètre à l’intérieur des terres. Les élus demandent au gouvernement d’accélérer les plans d’adaptation.

Pendant ce temps à La Réunion, un élu veut faire payer à la collectivité le caprice d’une route en mer, en plein océan Indien sur la route des cyclones ! Il a même trouvé un ministre qui soutient cette initiative. Annoncé chaque jour avec plus d’insistance, le remaniement ministériel qui se profile permettra-t-il de remettre les pieds sur terre en arrêtant les frais de ce projet inutile et dangereux ?

J.B.


Kanalreunion.com