Edito

Plus rien comme avant

J.B. / 11 mai 2012

Au premier tour de la présidentielle, François Hollande a obtenu la majorité des suffrages à La Réunion, et plus de 71% au second tour. Ce résultat montre combien la population revendique un changement. Car l’adversaire de François Hollande n’était autre que le président de la République sortant.
La situation de notre pays est dramatique, le chômage n’a jamais été aussi important, le coût de la vie aussi élevé, tandis que d’autres graves problèmes n’ont pas connu l’amorce d’une résolution. En effet, la production de logements a baissé, tandis que l’illettrisme continue de faire des ravages.

Les 22 avril et 6 mai, le message de la population a donc été clair, elle ne veut plus de la politique menée par l’UMP à Paris et à la Région. Sa revendication, c’est la création d’emplois, la baisse des prix, la hausse des salaires et des minima sociaux, et des perspectives d’avenir, car la politique de l’UMP a brisé net les leviers du redressement du pays.
Cela suppose donc de profonds changements dans notre société, puisqu’il est clair que nous arrivons au bout d’un modèle qui n’arrive pas à garantir à tous les Réunionnais le respect de leurs droits élémentaires.
D’où cette volonté manifeste de mettre le cap vers le progrès.

Cette volonté de changement, elle interpelle tous les responsables politiques et notamment ceux qui sont dans des collectivités. Ils ne peuvent pas se contenter d’ouvrir le parapluie en disant qu’il ne faut pas mélanger les élections. Le peuple s’est exprimé, il doit être entendu et respecté, il n’est donc possible de faire comme si de rien n’était.
Mais depuis quelques jours, des médias interrogent sur les conséquences de l’élection sur la politique de la Région Réunion, et arrivent à conclure sur un fait : rien ne va changer.

Persister dans cette voie, c’est précisément créer les conditions de l’explosion sociale.
Le résultat de la présidentielle à La Réunion souligne que le peuple ne veut plus que les choses restent en l’état, et il ne se contentera pas de mesurettes à la marge. D’où cette responsabilité qui pèse sur ses représentants : concrétiser le changement voulu par la population pour que plus rien ne soit comme avant le 22 avril.

J.B.


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