Edito

Pour l’innovation des politiques publiques

J.B. / 15 avril 2013

Le ministre Lurel a passé le week-end chez nous. Il a donné une interview au "JIR" de samedi. A la question : « Le Parti communiste se montre très critique vis-à-vis du gouvernement alors qu’il a soutenu, lui aussi, François Hollande dès le premier tour. Comment expliquez-vous cette déception ? », il répond : «  Parfois, je trouve certaines critiques sévères, même si je sais qu’on est plus exigeants avec ses amis. Je garde en tout cas de bonnes relations avec Paul Vergès, dont les avis et les conseils sont toujours précieux et je considère que le PCR est toujours un partenaire avec lequel nous pouvons travailler dans l’intérêt des Réunionnaises et des Réunionnais. »

Voilà qui est dit.

Cependant, en toute amitié, personne ne doit être détournée de l’objectif que les électrices et les électeurs nous ont assigné, suivant d’ailleurs des contrats d’engagements clairs et connus du public. Il y a d’abord l’engagement auprès du PCR lors des primaires citoyennes en faveur de François Hollande. Il y a ensuite le discours du candidat à Saint Louis publié en vidéo, sur notre site.

A "Témoignages", nous rappellerons toujours les engagements car les électrices et électeurs se sont reconnus dans notre démarche, qualifiée de « lucide » par le candidat Hollande lui-même. Nous ne fonctionnons pas sur le mode « déception ». Nos amis comme nos adversaires le savent depuis un demi siècle. Nous appelons simplement au respect de la parole donnée et au respect loyal du partenaire. Car, nous sommes persuadés que c’est de cette façon qu’on peut restaurer la confiance qui s’effrite entre les citoyens et les élus.

Nous rappelons simplement que le PCR a demandé un débat sur le fond qui puisse tracer une perspective pour plusieurs décennies, ouvert à tous les acteurs. En vain. Lors de la conférence économique et sociale, le huis clos entre directeurs de services d’Etat a été une catastrophe pour la crédibilité de la gouvernance. Nous sommes conscients que le gouvernement ne peut pas tout, dans une seule mandature, mais il peut au moins commencer, maintenant. Une année est déjà passée.

Les réalités financières doivent être dépassées par l’innovation des politiques publiques et une nouvelle gouvernance. Le ministre Lurel sait très bien que c’est possible.

J.B.


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